Profs absents non remplacés: la FCPE tire la sonnette d’alarme

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La FCPE, une des deux grandes fédérations de parents d’élèves dans le public, a comptabilisé 6.000 jours d’école perdus pour cause d’enseignants absents non remplacés, un total certes trop élevé selon le ministère mais qui ne représente que 0,02% des jours de classe.

En 2009, la FCPE (classée à gauche) a créé le site Ouyapacours, sur lequel les parents peuvent signaler le non remplacement de professeurs absents. Il s’agit non pas de pointer du doigt l’absence des profs (pour cause de maladie ou de formation) mais de comptabiliser les journées perdues par les élèves.

Depuis septembre, ce site a recueilli des données de 57 départements, dénombrant 6.000 jours d’absence de la maternelle au lycée, un niveau équivalent à celui de l’année dernière à la même époque, indique la fédération vendredi.

Ce chiffre ne concerne que les absences déclarées par les parents, « bien en deçà de la réalité ». En les extrapolant à l’ensemble du territoire, la FCPE évoque quelque 10.000 jours d’absence.

Le ministère de l’Education souligne que la question du remplacement des enseignants « constitue une préoccupation majeure », mais engage à « remettre en perspective » les chiffres de la FCPE « avec les 30 millions de journées de classe assurées dans le premier degré ».

La rue de Grenelle chiffre donc le taux de journées de classe non assurées entre 0,02 et 0,03%. Elle estime que « la situation s’est largement améliorée depuis 2012 grâce à l’effort » du gouvernement « en faveur des créations de postes ».

Dans le premier degré (écoles maternelle et élémentaire), 2.172 postes de remplaçants ont été créés depuis 2013, alors que 1.566 postes « avaient été supprimés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ».

Dans le second degré (collège et lycée), le taux d’heures de classe non assurées pour cause d’absences non remplacées a reculé de 25% de 2003 à 2014, a ajouté le ministère. On est ainsi passé de 3,9% d’heures de cours non assurées en 2003/04 à 3,3% en 2013/14 et 2,9% en 2014/15.

Reste que le mécontentement des parents s’accroit depuis quelques semaines, février marquant un pic des congés courts pour cause de maladies liées à l’hiver. En Seine-Saint-Denis par exemple, banlieue parisienne défavorisée, la grogne monte en puissance: enseignants et parents d’élèves s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d' »école à deux vitesses ».

La FCPE du département estime que les enfants perdent une année de scolarité. Pour remédier à ce manque de profs, le ministère a renouvelé cette année le concours exceptionnel de recrutement, qui n’existe que pour ce département.

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