Valls: Les paramédicaux pourront accéder aux études de médecine sans concours en 2017

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Les diplômés paramédicaux (infirmiers, kinés, etc.) pourront s’orienter vers des études de médecine sans passer le concours de la première année « à partir de 2017 », sous certaines conditions, a annoncé jeudi le Premier ministre Manuel Valls lors de la Grande conférence de Santé.

« Les diplômés paramédicaux auront accès aux deuxième et troisième années de médecine à partir de 2017, en suivant les mêmes procédures que l’ensemble des étudiants » a déclaré le Premier ministre au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris, où étaient conviées plus de 300 personnes.

M. Valls souhaite ainsi « développer plus de passerelles entre les formations » pour diversifier les profils des professionnels de santé et permettre aux paramédicaux d’accéder aux formations médicales sans repartir de zéro.

Un kinésithérapeute pourrait ainsi, sur la base d’un projet solide ou sur dossier, suivre des études de médecine pour devenir médecin rééducateur.

Un travail sera mené en concertation avec les acteurs de ces formations afin de « préciser les pré-requis demandés aux étudiants, notamment en matière d’exercice professionnel », précise la feuille de route dévoilée à l’issue de la conférence.

Estimant que les élèves des formations paramédicales devaient « être traités comme les étudiants de l’université sur le plan des prestations sociales », Manuel Valls a également annoncé que « le ministère de l’Enseignement supérieur mettra(it) tout en oeuvre pour que d’ici la rentrée prochaine, les conventions entre universités et instituts soient effectives, ouvrant l’accès aux aides d’urgence, au logement, aux bibliothèques universitaires ».

« Le gouvernement travaillera également avec les nouveaux présidents de région sur la convergence des droits aux bourses », actuellement très disparates, a-t-il ajouté.

Plus généralement, il s’agit d' »appliquer progressivement aux formations paramédicales les standards universitaires », en permettant notamment à leurs étudiants « d’accéder à la recherche sans avoir à changer de voie », selon le Premier ministre.

Enfin, le gouvernement s’engage à « étudier les conditions de déploiement d’une offre publique de formation pour toutes les professions de santé », afin de remédier aux tarifs exorbitants des formations paramédicales délivrés dans certains établissements privés.

Une « mission » sur le sujet est attendue pour « fin 2016 », après un inventaire des besoins régionaux.

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