AnimeHistoire : un récit interactif, écrit par 5 classes du monde entier

Les CM1/CM2 de R. Cornet ont participé à AnimeHistoire. Lors de ce projet collaboratif, ils ont écrit un récit en commun avec des classes québecoises, et créé une animation.

Les CM1 de Romance Cornet ont écris une partie d'un récit, et l'ont envoyé à une autre classe, au Québec, chargée d'écrire la suite.

Les CM de R. Cornet ont écrit une partie d’un récit, et l’ont envoyé à une autre classe, au Québec, chargée de rédiger la suite.

En octobre 2015, Romance Cornet, prof des écoles à Champagneux (Savoie) s’est lancée dans la deuxième édition d’AnimeHistoire, qui consiste en l’écriture d’un récit par plusieurs classes, sur différents continents.

90 classes ont participé à ce projet, réparties en groupe de 5. “Mes élèves de CM1/CM2 ont travaillé avec 4 classes canadiennes”, explique l’instit. La session a duré 1 mois, les classes se coordonnant via Twitter. “Chaque semaine, une classe était chargée d’écrire une partie du récit.

Ecrire la suite

Les CM1 de R. Cornet lors d'AnimeHistoire.

Les CM1 de R. Cornet lors d’#AnimeHistoire.

Les CM1/CM2 de R. Cornet se sont occupés des “péripéties” et de la “situation finale”. Pour eux, “c’était l’occasion de découvrir concrètement le schéma narratif d’une histoire”, indique leur professeure.

Avant d’écrire la partie “péripéties”, les élèves ont d’abord recu, sur Google Drive, “l’événement déclencheur”, rédigé par les 5e année (CM2 en France) de l’école primaire Saint-Joseph de Québec. Leur mission : transformer le texte de leurs camarades canadiens en un court film d’animation, puis écrire la suite.

Création et maîtrise des outils numériques

Les élèves ont imaginé une mise en scène, et conçu des personnages et un décor.

Les élèves ont imaginé une mise en scène, et conçu des personnages et un décor / #AnimeHistoire

Pour l’enseignante, en plus “de coller à plusieurs points du programme en français” (production écrite, conjugaison, vocabulaire), AnimeHistoire permet aux élèves “de maîtriser les outils numériques : Twitter, mais aussi l’appareil photo, la tablette, et des logiciels qui ont permis de transposer l’histoire en film d’animation”.

Les arts plastiques n’ont pas été oubliés, puisque les CM1 ont conçu une animation de pâte à modelerD’abord, ils ont réfléchi à la mise en scène de leur vidéo : “ils ont conçu un décor en carton, et créé des personnages en pâte à modeler qu’ils ont ensuite pris en photo”, indique Romance Cornet.

L’enseignante à récupéré les photos et s’est occupée du montage de la vidéo – image par image. Les enfants ont aussi appris “à s’enregistrer”, afin de créer une voix-off. De son côté, la PE s’est familiarisée avec Aurasma, une application de réalité augmentée, qui permet de visionner une vidéo en passant d’abord un smartphone au dessus d’un texte.

« Ils ont appris à collaborer et à écrire à plusieurs »

animehistoire 2Après ce travail de création, les élèves de R. Cornet ont écrit leur propre texte, l’événement déclencheur du récit, qu’ils ont envoyé aux 6e années de l’école primaire de Shannon, près de Québec. Charge à ces derniers de transposer l’événement déclencheur en vidéo, et d’écrire à leur tour la suite : les péripéties.

Pendant les 2 séances de production écrite, “les élèves ont appris à bien écrire, mais aussi à travailler en groupe et à négocier afin de se mettre d’accord sur l’histoire à raconter”.

Un récit écrit et animé

A la fin, “nous avons regroupé les 5 parties, obtenant ainsi un récit écrit et animé”, indique Romance Cornet. Selon elle, le fait pour ses CM1 de collaborer avec d’autres élèves vivant au Québec a permis “une très intéressante ouverture culturelle”. Ils ont par exemple “appris où se situait le fleuve Saint-Laurent, et des termes utilisés au Québec mais pas en France, comme un ‘téléphone cellulaire’”, s’amuse l’enseignante.

Elle constate enfin que ses élèves “étaient très motivés par ce projet ludique composé d’activités variées”, permettant “à chacun de mettre en valeurs leurs compétences propres, comme la création ou l’écriture”, et qu’ils étaient “plus enclins au travail”. Ainsi, “si je leur avais distribué une feuille et que je leur avais demandé d’écrire tous seuls, ils auraient été bien moins impliqués. Là, ils ont écrit à plusieurs, pour quelqu’un d’autre – une autre classe”, conclut-elle.

1 commentaire sur "AnimeHistoire : un récit interactif, écrit par 5 classes du monde entier"

  1. etienne  12 février 2016 à 9 h 44 min

    Histoire des sciences pour élargir la palette.Signaler un abus

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