Antiquité-Avenir, le réseau des Associations liées à l’Antiquité, est né

Regroupant de nombreuses associations d'enseignants, le collectif Antiquité-Avenir vient de se créer en Sorbonne, pour défendre les langues anciennes. Présentation.

Latin inscription in Rome

Latin inscription in Rome BlackMac/fotolia.com

« 30 associations se sont réunies le 30 janvier 2016 en Sorbonne afin de proposer une autre voie en se fédérant dans un réseau associatif qui a pris pour nom ‘Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité‘. »

Dans un communiqué, l’Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques en France (AEEGF), l’Association des Professeurs de Français et Langues Anciennes en Classes Préparatoires Littéraires (APFLA-CPL), l’Association des Professeurs d’Histoire et Géographie (APHG), l’Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Supérieur (APLAES), l’Association des Professeurs de Lettres (APLettres), Les Argonautes, Arrête Ton Char ! (ATC), la Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes (CNARELA), Les Clionautes, la Société des agrégés de l’Université (SdAU)… indiquent s’être réunies pour constituer un collectif défendant les langues anciennes et la culture humaniste. Les associations membres sont opposées à la réforme du collège et aux EPI.

EPI : on n’y apprend pas le latin ou le grec

On lit ainsi par exemple sur le site ATC , Arrête Ton Char, membre d’Antiquité-Avenir, un commentaire sur les EPI Langues et Cultures de l’Antiquité très négatif : « un EPI Langues et Cultures de l’Antiquité n’est pas un cours où l’on apprendra le latin ou le grec. Un EPI est mis en place par l’association de deux disciplines autour d’un projet commun en lien avec leurs programmes. Or, le latin et le grec ne sont plus des disciplines. Au mieux, le français s’associera avec l’histoire, et le “latin” ou “le grec” se réduira à un travail sur le lexique, ou la culture antique, mais on peut très bien envisager un EPI LCA mathématiques-sciences physiques, où l’antiquité ne sera qu’un arrière plan. Les élèves n’apprendront en aucun cas le latin ou le grec dans un EPI. “Le latin pour tous” n’existe donc pas. »

Dans une interview qu’elle nous accordait le 2 octobre dernier, Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés, membre d’Antiquité-Avenir, dénonçait elle aussi la réforme du collège et les EPI : « Quand on regarde de plus près ces EPI, on se rend compte qu’ils sont prétentieux, avec des intitulés qui conviendraient mieux à des séminaires universitaires, pour un enseignement qui ne durera pas plus d’un trimestre. Cela semble voué à l’échec. »

Antiquité-Avenir affirme dans son communiqué vouloir « faire le pari d’un avenir plus harmonieux, si à l’homo consumens torturé de frustrations se substitue un homme éclairé, maître de son esprit, parce que fils de sa culture ».

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