Mooc: la plateforme française devrait diversifier son modèle économique (France Stratégie)

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FUN, la plate-forme française de Mooc ou cours massifs ouverts en ligne, créée en octobre 2013, devrait diversifier son modèle économique, préconise jeudi une note de France Stratégie, organisme d’expertise auprès du Premier ministre.

Cette plateforme, lancée après les géants américains comme Coursera, edX ou Udacity, fonctionne grâce à des subventions publiques et des cotisations des établissements de l’enseignement supérieur membres. Si les Mooc sont gratuits pour les utilisateurs, les fournisseurs ont besoin de revenus afin de financer la création des cours, souligne France Stratégie.

Les grandes plateformes cherchent donc des modèles économiques viables, dont le plus en vogue est celui du « freemium », qui associe service gratuit – les cours – et d’autres payants comme la certification (délivrance d’une attestation de réussite du Mooc après un test).

D’autres formes de monétisation se développent, comme le tutorat, les services aux entreprises ou le sponsoring, précise la note, estimant que « c’est dans cette voie de diversification du modèle économique que devrait s’engager la plateforme française ».

Il est ainsi possible de faire payer les entreprises pour accéder aux résultats des étudiants à des fins de recrutement, ou bien de leur vendre les droits d’utilisation de la plateforme pour leurs besoins de formation interne.

La note suggère aussi « une initiative européenne » pour faire face à « la domination américaine », qui pourrait prendre la forme d’une plateforme rassemblant les Moocs des établissements européens ou bien associant les plateformes FUN, FutureLearn (Grande-Bretagne), Iversity (Allemagne) et MiriadaX (Espagne), avec un « rapatriement » de Mooc d’établissements prestigieux européens actuellement hébergés aux Etats-Unis.

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