La ville de Marseille assure qu’il n’y a « pas de laisser-aller » dans ses écoles

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« Il n’y a pas de laisser-aller, pas de fermeture des yeux, pas d’apartheid » dans les écoles marseillaises, a assuré jeudi un proche du maire de la ville, Jean-Claude Gaudin (Les Républicains), confronté à une polémique sur le délabrement de ses établissements scolaires.

« La polémique politicienne et manichéenne qui est organisée à l’encontre de la ville de Marseille est indigne, inacceptable et intolérable », a déclaré à l’AFP Yves Moraine, maire (Les Républicains) des 6e et 8e arrondissements, en amont d’un conseil municipal prévu lundi.

La ville est responsable de l’entretien de 444 écoles publiques, que fréquentent 73.000 élèves: « Evidemment, on peut toujours trouver un robinet qui ne fonctionne pas à une endroit, du Linoléum qui se décolle, voire un toit qui fuit », a ironisé ce proche de Jean-Claude Gaudin.

Mais « on peut pas transformer ça en +le maire ne fait rien, il s’en fout+ », a-t-il ajouté, soulignant que la mairie avait consacré, en 2015, 31,5 millions d’euros à des travaux dans ses écoles. « Plus de 3.000 interventions » y ont été effectuées.

M. Moraine a réagi également aux propos de la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem, qui avait estimé mercredi que certaines écoles de la ville n’étaient « pas dignes de la République ».

« C’est elle qui a fait honte à la République lorsqu’elle n’a pas quitté un plateau de télévision lorsqu’un islamiste radical tenait des propos bafouant toutes la valeurs de la République », a-t-il lancé. « C’est elle qui fait honte à la France en ne quittant pas le gouvernement ».

Fin janvier, la ministre avait réagi a minima, sur un plateau de Canal + à des déclarations du fondateur de l’ONG musulmane Baraka City, Idriss Sihamedi, qui avait dit ne pas serrer pas la main aux femmes et s’était montré louvoyant sur la question de savoir s’il condamnait le groupe Etat islamique.

Répondant à la sénatrice-maire (PS) des quartiers Nord Samia Ghali qui dénonçait des « conditions réelles d’apartheid, ne permettant pas des conditions d’enseignement dignes », M. Moraine a déclaré que « l’enveloppe des travaux pour le nord de la ville (était) supérieure à celui des quartiers sud », et que « le vandalisme (sévissait) plus fortement dans le nord », où se trouvent les quartiers populaires.

La polémique sur les écoles marseillaises est née d’une lettre ouverte sur internet d’une institutrice, dont la colère a été relayée par des parents d’élèves et des enseignants, décrivant des murs moisis, des élèves en doudoune car la classe n’est plus chauffée, ou des délais allant jusqu’à six mois pour réparer un robinet.

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