Lycées : les proviseurs veulent lever l’interdiction de fumer dans les établissements

Alors que de nouvelles menaces ont été prononcées contre plusieurs grands lycées parisiens, des proviseurs veulent autoriser les élèves à fumer à l'intérieur des établissements.

lycéenne fumeuse

© Edyta Pawlowska – Fotolia

« Le rassemblement de lycéens, massivement, sur un trottoir, c’est faire porter un risque extrêmement élevé et très certainement plus élevé que la consommation de tabac« , estime ce mardi Michel Richard, secrétaire général adjoint du SNPDEN, syndicat de chefs d’établissement, au micro de France-Info. Il réclame au gouvernement la levée temporaire de l’interdiction de fumer dans l’enceinte des établissements, alors que plusieurs grands lycées parisiens ont été dernièrement la cible de menaces.

Des « zones spécifiques » pour fumeurs autorisées par l’Education nationale

Après les attentats du 13 novembre, le syndicat avait écrit au Premier ministre Manuel Valls pour demander « s’il était possible de surseoir à l’article du code de santé publique qui pose l’interdiction de fumer« .

Selon le Point, le ministère de l’Education nationale avait autorisé, via la publication d’une circulaire le 25 décembre, la mise en place de « zones spécifiques » permettant aux élèves de fumer dans les lycées. Mais le ministère de la Santé avait rejeté la demande, rappelant que les établissements risquaient 750 € d’amende en cas de non-respect des dispositions. Pour la Direction générale de la santé, en effet, « le contexte d’état d’urgence ne change rien à cette réglementation », déplore Michel Richard. Une réponse « stupéfiante » pour le secrétaire général adjoint, qui a adressé le 28 janvier dernier un courrier au Premier ministre pour demander une clarification de la situation.

La cigarette déjà tolérée dans l’enceinte de certains lycées

Dans une interview publiée hier par le Monde, Michel Richard affirme que de nombreux proviseurs n’ont pas attendu le feu vert du gouvernement et ont autorisé les lycéens à fumer dans l’enceinte des établissements. « Pas dans la cour en tant que telle, mais dans un lieu ouvert et bien défini », précise-t-il toutefois.

Des propos confirmés par la proviseure d’un lycée parisien sur RTL : « la première chose c’est la sécurité de ces jeunes qui sont très exposés dans Paris. Il faut cesser d’être hypocrite. On ne peut pas préserver leur sécurité le plus possible et les mettre en masse dans la rue. Entre les deux choses, je préfère des amendes », explique-t-elle.

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Captcha *

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Recherche dans les archives

Vous