Les écoles marseillaises délabrées « pas dignes de la République » (Vallaud-Belkacem)

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Certaines écoles marseillaises, dont enseignants et parents d’élèves dénoncent le délabrement, ne sont « pas dignes de la République », a déclaré mercredi la ministre de l’Education, pointant un « défaut important d’entretien », qui incombe à la municipalité.

Les « conditions et la souffrance dans laquelle vivent au quotidien ces élèves, ces enseignants et personnels ne sont pas dignes de la République », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem dans un entretien à la Provence.

« Il faut absolument agir et que chacun prenne ses responsabilités », a-t-elle ajouté.

Le maire Les Républicains de Marseille, Jean-Claude Gaudin, responsable du bâti et de l’entretien des écoles de sa ville, « s’est engagé à faire des annonces très prochainement pour améliorer les choses », lors d’un entretien avec la ministre, a poursuivi celle-ci.

Concernant un danger lié à l’amiante évoqué par certains parents dans des écoles dont les sols ou les murs sont abîmés, la ministre assure que « le rectorat n’a pas eu connaissance d’un risque » mais que des vérifications sont en cours.

Mme Vallaud-Belkacem dit privilégier « le dialogue avec la mairie de Marseille » mais ne pas s’interdire de demander au préfet de se substituer à la municipalité si besoin, une possibilité offerte par la loi en cas de carence d’une collectivité mais jamais encore utilisée.

La ministre souligne aussi l’effort de l’Etat pour les écoles marseillaises, via les créations de postes ou l’argent de la rénovation urbaine.

La polémique sur l’état des écoles marseillaises est née d’une lettre ouverte sur internet d’une institutrice, Charlotte Magri, révulsée par les conditions dans lesquelles elle enseigne.

Sa colère a été relayée par des parents d’élèves, des directrices d’écoles ou des politiques locaux, certains affirmant que la mairie de Marseille délaissait les établissements des quartiers populaires, notamment des quartiers Nord de la ville.

Beaucoup décrivent des murs moisis, des élèves en doudoune car la classe n’est plus chauffée, ou des délais allant jusqu’à six mois pour réparer un robinet.

Une description « apocalyptique » selon Jean-Claude Gaudin, dont les services assurent que « l’ensemble des quartiers de la ville bénéficie de (l’)ambition de donner aux enfants les meilleures conditions d’apprentissage ».

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