L’accueil des jeunes enfants s’améliore mais reste inégal selon les territoires

logo AFP

L’offre d’accueil des enfants de moins de trois ans continue de s’améliorer en France, mais reste inégale selon les territoires, selon le rapport annuel de l’Observatoire de la petite enfance, publié vendredi.

Au 1er janvier 2015, la France (hors Mayotte) comptait 2,3 millions d’enfants de moins de trois ans et 4,8 millions de moins de six ans, chiffres en baisse de respectivement 40.000 et 30.000 depuis 2012, selon ce rapport piloté par la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf).

En 2013, une capacité d’accueil était proposée à plus de la moitié des enfants de moins de trois ans: il y avait 55,1 places pour 100 enfants, contre 47,6 places en 2006, première année de calcul de cet indicateur.

L’essentiel de l’évolution s’explique par une augmentation de l’accueil proposé par les assistantes maternelles employées directement par les parents, toujours prépondérant avec une capacité de 800.700 places (+226.700 depuis 2006), soit 32,9 places pour 100 enfants de moins de trois ans contre 24,3 sept ans plus tôt.

Avec une capacité de 403.700 places, les structures collectives (crèches) proposaient 16,6 places pour 100 enfants en 2013. En neuf ans, le nombre de places a progressé de près de 90.000.

L’Education nationale proposait pour sa part en école maternelle 4 places pour 100 enfants de deux à trois ans. A la rentrée 2014, 96.400 élèves de deux ans étaient scolarisés, en baisse par rapport aux 111.700 de 2010. Le taux de scolarisation des enfants de deux ans est de 11,7%.

Si la capacité d’accueil progresse, les disparités territoriales demeurent. En métropole, le département le mieux doté est la Haute-Loire avec 88 places pour 100 enfants, et le moins bien doté la Seine-Saint-Denis avec 30,4 places. Dans les Dom, il y a 41 places pour 100 enfants en Martinique mais seulement 10 en Guyane.

Les moins de trois ans restent le plus souvent gardés par leurs parents, essentiellement par les mères, mais ce mode de garde diminue au profit des tiers. Il concernait 61% des enfants de moins de trois ans en 2013 contre 70% en 2002.

En dehors de ce mode de garde, c’est le recours aux assistantes maternelles qui est le plus fréquent.

Le nombre de personnes en congé parental a diminué à 492.800 fin 2014 contre 609.000 fin 2006, une baisse de 19%. Les pères ne représentaient fin 2014 que 3,9% des bénéficiaires.

Une réforme du congé parental, entrée en vigueur en janvier 2015, a modifié sa durée dans l’objectif, selon le gouvernement, de mieux le répartir entre les deux parents.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous