Rohani à Paris: les syndicats français interpellent Hollande sur le sort de syndicalistes iraniens

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Les leaders de sept syndicats français ont interpellé mercredi François Hollande sur la situation « inquiétante » de plusieurs syndicalistes iraniens, à l’occasion de la visite du président iranien Hassan Rohani à Paris, et demandé d’agir pour leur « remise en liberté ».

« Des nouvelles très inquiétantes nous parviennent régulièrement d’Iran. De nombreux syndicalistes sont harcelés, arrêtés, licenciés et emprisonnés. Leurs conditions de détention sont déplorables », écrivent les numéro un des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, dans une lettre à François Hollande et au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Ils citent plusieurs cas, dont celui de « Shahrokh Zamazi, ouvrier du bâtiment et militant des droits civiques et syndicaux, mort en prison du fait de ses conditions d’incarcération », et dénoncent à son sujet la « responsabilité du gouvernement iranien, compte tenu de la fragilité de sa santé et de la brutalité de ses geôliers qu’il avait lui-même dénoncée dans une lettre ».

« D’autres militants ouvriers sont emprisonnés: c’est notamment le cas d’Ebrahim Zadeh, Akhavan, Bagheri, Jarahi, ainsi que de nombreux travailleurs grévistes. Ils ont tous été licenciés, emprisonnés, et accusés de sabotage économique », poursuit la lettre.

« De nombreux militants du syndicat des enseignants » sont également « emprisonnés », ajoutent les syndicats, précisant avoir un « dossier complet » sur le sujet.

« Nous sommes persuadés qu’il est en votre pouvoir d’agir auprès d’Hassan Rohani pour contribuer à ce que les conventions fondamentales que doivent respecter les pays membres de l’OIT soient effectives dans la République islamique d’Iran, et à la remise en liberté et l’abandon des poursuites à l’encontre de ces travailleurs et militants syndicaux ».

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