Six lycées français et 14 écoles britanniques visées par des alertes à la bombe infondées

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Six lycées parisiens et 14 écoles britanniques ont reçu mardi des appels anonymes, faisant état de la présence de colis piégés dans leur enceinte, des alertes à la bombe qui se sont avérées infondées, selon des sources policières.

A Paris, six lycées prestigieux (Charlemagne, Fénelon, Montaigne, Condorcet, Henri-IV et Louis-le-Grand) ont reçu des appels anonymes entre 10H20 et 11H20, selon la police.

Ces appels, quasiment identiques, indiquaient que des colis piégés se trouvaient au sein des établissements, selon le rectorat de Paris.

L’alerte à la bombe a été levée à la mi-journée à Fénelon, Montaigne, Condorcet et Henri-IV. En fin d’après-midi, le rectorat a annoncé que la levée de l’alerte concernait alors la totalité des six établissements, « en accord avec la préfecture de police » de Paris.

Les élèves avaient été dans un premier temps regroupés à l’abri, selon les plans de sécurité adaptés à chaque établissement, en attendant l’arrivée de la police qui cherchait d’éventuels colis suspects.

« Le proviseur est passé dans les classes pour nous demander de sortir de la pièce et de ne pas sortir de l’établissement. Nous sommes allés dans le calme dans les cours (de récréation). Il n’y a eu aucune panique », a raconté Inès, 20 ans, élève de classe préparatoire à Fénelon. Ceux qui n’avaient plus classe ont finalement été autorisés à quitter le lycée vers 14H00 et les cours reprenaient alors normalement pour les autres élèves, a-t-elle ajouté.

Au Royaume-Uni, quatre écoles de Londres ont reçu des appels similaires, ainsi que six établissements de la région de Birmingham (centre) et quatre en Cornouailles (sud-ouest).

« Ce (mardi) matin, quatre écoles londoniennes ont reçu des appels affirmant que des engins suspects avaient été déposés dans leur enceinte », a déclaré un porte-parole de Scotland Yard à l’AFP. « Elles ont été évacuées par précaution, les lieux ont été fouillés. Une fois l’alerte levée, elle a été considérée comme malveillante », a-t-il ajouté.

Quatre écoles secondaires de Cornouailles ont reçu le même type d’appel et ont été évacuées en début de matinée. « On a rapidement conclu qu’il n’y avait pas de menace ni de risque pour les enfants et les professionnels », a indiqué une porte-parole de la police locale.

Dans les Midlands, « des agents de police ont été envoyés dans les écoles visées », a raconté l’agent Carl Foulkes. « Les recherches ont montré qu’il n’y avait aucune menace crédible derrière les appels. »

L’origine des appels restait inconnue en fin de journée.

La France et le Royaume-Uni, qui font partie de la coalition contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie, ont encore été visés le week-end dernier par une vidéo de propagande de l’organisation EI.

Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande du groupe EI, Dar-al-Islam, a pris pour cible les enseignants, accusés d’être « en guerre ouverte contre la famille musulmane » et a appelé à les « tuer ».

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