Fonction publique: des milliers de manifestants à Paris

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« Augmenter les salaires, pas les actionnaires »: des milliers de personnes manifestaient mardi à Paris, répondant à l’appel à la mobilisation dans la Fonction publique de trois syndicats, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le cortège, parti de Montparnasse et arrivé à Invalides, scandait: « Pour les salaires » ou « augmenter les salaires, pas les actionnaires ».

Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, dirigeants respectivement de la CGT et de FO, à l’origine du mouvement avec Solidaires, ont tous deux souligné qu’il s’agissait de lutter pour le pouvoir d’achat des salariés.

C’est « la mobilisation sur les salaires au moment où le patronat et le gouvernement essaient de culpabiliser les salariés sur le coût du travail », a dit M. Martinez à des journalistes.

« Nous, on parle coût du capital, le gouvernement parle du coût du travail », a déclaré le numéro un cégétiste.

M. Mailly a justifié la journée d’action par « deux raisons essentielles »: « le problème du pouvoir d’achat des fonctionnaires » et la nécessité d’avoir « les moyens de faire correctement leur travail ».

Les 5,6 millions d’agents de la Fonction publique ont été appelés à faire grève et à manifester mardi pour leur pouvoir d’achat. Ils réclament notamment la revalorisation du point d’indice qui sert de base au calcul de leur salaire, gelé depuis 2010.

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a répété mardi que les fonctionnaires ne devaient pas s’attendre à une « grosse augmentation du point d’indice », lors de la négociation salariale prévue en février, tout en assurant « entendre » leurs revendications.

Les banderoles et slogans de la manifestation parisienne reflétaient leur lassitude: « Austérité ça suffit », « Pour le service public, l’emploi, les salaires », « Augmenter les salaires, pas les actionnaires ».

Dans le cortège parisien, Marielle, professeur des écoles à Coignières (Yvelines), est là pour une « hausse des salaires ». « On est toujours à parler de l’Allemagne, donc soyons comme (les instituteurs, NDLR) en Allemagne, payés le double. »

Boulevard des Invalides, à côté du cortège des manifestants, quelques personnes déguisées en bagnards avec des costumes blancs rayés de noir criaient: « Syndicalistes, pas terroristes », en soutien aux salariés condamnés de Goodyear ou à ceux d’Air France qui ont été licenciés.

Des personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) manifestaient en blouses blanches et bleues. Elodie, infirmière à Saint-Louis, protestait « contre les salaires bloqués depuis cinq ans », mais aussi contre la réforme des 35 heures voulue par le directeur de l’AP-HP. L’hôpital « tourne déjà à flux tendu et ce sera de pire en pire pour les patients », or, « on est tous des futurs patients », note-t-elle.

En province, de premières manifestations ont également rassemblé plusieurs milliers de personnes dans les 110 à 120 cortèges prévus, parmi lesquelles les enseignants, mobilisés contre la réforme du collège.

La CGT, FO et Solidaires prévoient de se réunir mercredi à 16H00 pour décider des suites à donner à cette mobilisation.

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