Un tiers des instits en grève mardi (syndicat), 13% selon le ministère

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Un tiers des enseignants des écoles maternelles et élémentaires seront en grève mardi pour réclamer des hausses de salaire selon le syndicat majoritaire du primaire, alors que le ministère annonce une participation bien moindre, de quelque 13%.

Le SNUipp, premier syndicat des professeurs des écoles, estimait lundi à environ un tiers le nombre d’instituteurs en grève, soit quelque 100.000 enseignants.

Le ministère de l’Éducation table, lui, sur un taux de grévistes de 12,98%, « sur la base du recensement exhaustif des déclarations d’intention ». Pour calculer le taux, la rue de Grenelle ne prend en compte que les déclarations obligatoires des grévistes, rapportés au total des enseignants. Or certains (ceux qui ne sont pas devant une classe, comme par exemple les directeurs avec décharge ou les remplaçants) ne sont pas soumis à la déclaration de grève. Le taux du ministère est donc généralement plus bas que celui affiché par les syndicats.

Parmi les départements les plus touchés figurent la Haute-Garonne, le Haut-Rhin, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, avec un enseignant sur deux mobilisé, a précisé Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp.

A Paris, le taux de grévistes devrait approcher les 45%, selon le syndicat. Sur les 662 écoles que compte la capitale, 51 devraient être fermées car la totalité des enseignants seront en grève, ainsi que le personnel assurant les activités périscolaires, précise la mairie de Paris. Les parents ont été prévenus, assure-t-on.

Les enseignants du primaire doivent signaler 48 heures à l’avance s’ils décident de ne pas assurer la classe.

Depuis la loi de 2008, les élèves du premier degré dont l’enseignant est absent doivent être accueillis dans le cadre du service minimum d’accueil, assuré par l’État ou par les communes en fonction du taux de grévistes. Mais les mairies pourront-elles assurer ce service puisque la grève de mardi touche toute la fonction publique ?

Le SNUipp réclame « un véritable dégel du point d’indice, sur lequel la ministre (de la Fonction publique) entretient le plus grand flou », et l’alignement de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves sur celle touchée par leurs collègues du second degré. Les instits touchent actuellement 400 euros par an au titre de cette indemnité, contre 1.200 pour les profs des collèges et lycées.

Dans le second degré, l’intersyndicale contre la réforme du collège a appelé à la grève, pour demander au gouvernement d’abandonner son projet prévu pour la rentrée 2016.

A Paris, le cortège des académies de Paris, Créteil et Versailles s’ébranlera à 13H30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires qui partiront de Montparnasse à 14H00, a indiqué le SNES, premier syndicat dans le second degré et très mobilisé contre la réforme portée par la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem.

Les syndicats pro-réforme, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT, n’appellent pas à la grève. En matière de réforme du collège, « tout le monde a intégré qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Alors pourquoi perdre une journée de salaire? », déclare Christian Chevalier, du SE-Unsa.

Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique sont appelés mardi à cesser le travail, une mobilisation pour une hausse du pouvoir d’achat.

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