Sciences Po Paris: les statuts toilettés après la crise de 2012

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Le directeur de Sciences Po Paris sera désormais nommé pour une période limitée dans le temps et choisi à l’issue d’une procédure de consensus entre les deux organismes qui copilotent l’école, selon un décret paru mercredi au Journal officiel.

Cette évolution intervient quatre ans après la difficile succession de Richard Descoings, le médiatique directeur de l’établissement mort soudainement à New York en avril 2012 sans laisser de « dauphin » désigné.

Son successeur, Frédéric Mion, alors secrétaire général à Canal+, n’avait été nommé qu’en mars 2013, après une année agitée, ponctuée de coups de théâtre (une première nomination rejetée au dernier moment par la ministre de tutelle, retraits fracassants de candidats,…). Un feuilleton marqué aussi par des irrégularités de gestion épinglées par la Cour des comptes.

Le décret du JO précise que le directeur de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) est désormais nommé pour une durée de cinq ans renouvelable une fois, voire une deuxième (soit 15 ans maximum). Il doit céder ses fonctions à 70 ans. Il n’y avait pas jusqu’à présent de limitation de mandat.

Il est nommé par décret du président de la République, sur recommandation du ministère de l’Enseignement supérieur, qui s’appuie sur les propositions du conseil de l’institut (nouveau nom du conseil de direction).

Ce directeur, qui met en oeuvre la politique arrêtée par le conseil de direction, peut également exercer les fonctions d’administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques, ajoute le JO, comme c’est actuellement le cas.

Sciences Po Paris est dotée d’une direction à deux têtes. La Fondation, présidée par Jean-Claude Casanova, assure la gestion d’un établissement public d’enseignement et de recherche. Elle fixe les orientations stratégiques et assure la gestion administrative et financière.

L’IEP de son côté est compétent en matière de formation initiale et continue, de recherche et de documentation.

Le conseil d’administration de la Fondation est resserré, passant de 35 à 25 personnes, dont la majorité sont des personnalités extérieures, « sur le modèle des boards of trustees de nombreuses institutions (universitaires) étrangères », se félicite Sciences Po dans un communiqué.

Pour l’IEP, enseignants et étudiants continueront d’être représentés à parité égale au sein du conseil (soit 18 personnes). Au sein des autres membres de cette instance, qui compte 32 personnes, figurent cinq personnalités extérieures.

Les élections des nouvelles instances auront lieu en mars 2016.

Ces textes « marquent la rénovation la plus profonde de la gouvernance de Sciences Po depuis 1945 », assure l’école.

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