Quitter Paris et « sauver » le passe Navigo au menu du premier conseil régional IDF

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Quitter Paris dans trois ans « au plus tard », « sauver » un passe Navigo en demandant l’aide de l’Etat et un « bouclier de sécurité » seront les premières décisions soumises aux votes jeudi du nouveau conseil régional d’Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse (LR).

La présidente à la tête d’une majorité LR-UDI-MoDem, qui a mis fin en décembre à 17 ans de mandature socialiste, a annoncé mercredi devant la presse quelques mesures symboles de son programme de campagne, à l’ordre du jour jeudi et vendredi de son premier conseil.

Pour faire des économies et rééquilibrer la présence régionale à l’est, le conseil régional dont le siège est aujourd’hui dans le très chic VIIe arrondissement de Paris, s’installera au-delà du périphérique à la mi-mandat « au plus tard », a affirmé Mme Pécresse.

Autre priorité de la nouvelle majorité: « sauver » le passe Navigo à tarif unique de 70 euros, voté par la précédente majorité quelques mois avant les élections. « Tout le monde savait que c’était un chèque sans provision », a déclaré Valérie Pécresse qui affirme devoir faire face à une « ardoise » de 300 millions d’euros pour 2016.

A cet effet, elle entend « lutter contre la fraude dans les transports », qui coûte entre 200 et 400 millions chaque année, une mesure à prendre en concertation avec la SNCF et la RATP et qui pourrait rapporter 100 millions d’euros par an, selon Mme Pécresse.

Elle prévoit également, dans « un principe de justice », de supprimer la réduction tarifaire de 75% dans les transports dont bénéficient les étrangers en situation irrégulière titulaires de l’Aide médicale d’Etat (AME). La mesure pourrait rapporter selon elle environ 42 millions d’euros par an.

Pour les quelque 150 millions manquants, l’aide de l’Etat, qui s’est montré « assez réceptif », a été demandée lors d’une rencontre avec le premier ministre Manuel Valls. « On attend du sonnant et trébuchant », a lancé Stéphane Beaudet, vice-président aux Transports.

Un projet de « bouclier de sécurité » prévoit par ailleurs de renforcer la sécurité dans les transports franciliens (généralisation de la vidéosurveillance, renforcement de la police régionale des transports) et de créer une « bulle de sécurité » autour des lycées.

Quant aux « tests salivaires » pour les lycéens fumeurs de cannabis, qui ont fait polémique pendant la campagne, ils ne seront immédiatement à l’ordre du jour. Mme Pécresse rencontrera en février recteurs et proviseurs à ce sujet.

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