Se frayer un chemin dans l’univers APB: des syndicats aident les lycéens

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A partir de mercredi et jusqu’au 20 mars, les futurs bacheliers désireux d’entamer des études supérieures vont se connecter sur la plateforme APB: trois syndicats lycéen, étudiant et de parents d’élèves lancent un dispositif d’accompagnement, visant selon eux à pallier le déficit d’informations.

L’association PLUS propose des interventions d’étudiants bénévoles auprès de classes de terminales dans les établissements qui en font la demande, en région parisienne pour le moment, mais l’objectif est de l’étendre à tout le territoire dès 2017, a indiqué mardi William Martinet, président du syndicat étudiants UNEF (classé à gauche).

A partir d’avril seront mis en place une permanence téléphonique et des assistances par mail, pour les bacheliers qui se retrouvent sans affectation à l’issue de la procédure admission post-bac (APB), dans le cadre de la campagne #SOSinscription.

Ils étaient entre 10 et 15.000 début août 2015 dans ce cas-là, un chiffre ramené à quelques centaines en fin de procédure complémentaire selon le ministère de l’Education.

Cette situation ne devrait pas s’améliorer cette année selon l’UNEF, en raison de la hausse démographique (65.000 étudiants supplémentaires attendus) et « la pénurie budgétaire » des universités, qui les empêchent d’accroître leurs capacités, avance William Martinet.

Il a souligné « l’évolution positive » de la plateforme APB, qui oblige cette année les candidats aux filières très demandées (psycho, médecine, droit, STAPS) à inscrire toutes les facs de la filière choisie sur leur liste de voeux. Avec ainsi moins de risque qu’un bachelier se retrouve bredouille à la fin du processus.

Mais « on ne règlera pas les problèmes d’orientation simplement en développant les outils numériques », a ajouté le président de l’UNEF.

La FCPE et l’UNL, co-fondateurs de l’association PLUS, insistent sur l’importance de l’information en amont de la terminale. Les deux organisations réclament des modules consacrés à ce thème, intégrés dans le cursus scolaire, dès le collège.

Elles soulignent l’inégalité des établissements et des familles face à l’orientation. Certains lycées organisent des forums professionnels, des visites en entreprise, tandis que d’autres se contentent d’une soirée d’information. Les familles de condition modeste peuvent se sentir démunies face à la jungle des formations et hésiter à pousser leur enfant vers les plus exigeantes.

Lundi, le gouvernement a lancé avec le réseau des Crous le nouveau portail numérique qui regroupe démarches et services de la vie étudiante autrefois dispersés sur plusieurs sites (www.etudiant.gouv.fr.). Il sert aussi de guichet unique pour l’étudiant (bourse, logement, etc.).

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