Enseignants du primaire : 83% pas satisfaits de leur salaire

Le SNUipp-FSU vient de publier une enquête menée avec l'institut Harris sur le regard que porte les enseignants du primaire sur leur métier. Le métier s'est dégradé pour 88% d'entre eux.

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Ecole © contrastwerkstatt/fotolia.com

Le syndicat majoritaire du premier degré, le SNUipp-FSU, vient de publier une enquête (pdf 1.3MB)  portant sur les préoccupations des enseignants de primaire, et se demandant comment ils perçoivent leur métier aujourd’hui et quels enjeux émergent au centre de leurs préoccupations.

Fiers d’exercer leur métier

Près de 60 % d’entre eux ne sont pas satisfaits de leur situation professionnelle actuelle, et 88% jugent qu’elle s’est dégradée. Ils sont cependant 80% à être fiers d’exercer leur métier, mais se disent stressés (76%), déçus à 63% et en colère à 62%. Ils ne sont sereins qu’à 26%.

Parmi les éléments qui les motivent le plus dans leur profession, les enseignants répondent à 59% la transmission du savoir et à 54% la réussite des élèves (61% pour les enseignants spécialisés). La sécurité de l’emploi vient bien après, et les vacances ne sont une motivation que pour 10% d’entre eux.

83% d’entre eux ne sont pas satisfaits de leur salaire, 78% des perspectives de carrière et 91% de l’accompagnement ou des formations dont ils peuvent bénéficier. A noter également, pour 69% d’entre eux, la première attente vis-à-vis de leur métier serait une augmentation de salaire.

L’inspection plus « conseil » que « jugement »

Pour ce qui est de l’inspection, 93% aimeraient être davantage dans une relation de confiance avec son inspecteur, et 92% souhaiteraient que l’inspecteur soit davantage dans le conseil que dans le jugement.
L’inspection reste très importante pour la majorité d’entre eux : si on leur demande « vous pensez qu’il est inutile d’inspecter les enseignants », 67% répondent « pas d’accord ».

Enfin, seuls 21% se disent satisfaits de leur relation avec le Ministère, tandis qu’ils sont satisfaits à 90% de leur relation avec les élèves.

« Une forme de gâchis »

La conclusion pour le SNUipp-FSU est que « cette enquête révèle une forme de gâchis ». Il en ressort en effet que les professeurs du premier degré aiment leur métier et sont fortement attachés à la réussite de leurs élèves. Le problème se situe plus dans les conditions d’exercice du métier, qui sont vécues comme stressantes et se dégradant, sans oublier bien sûr le problème des salaires. Et la relation avec le ministère n’est pas jugée satisfaisante.

Ce qui fait dire au syndicat que « le ministère serait bien inspiré de se préoccuper de ses enseignants et de transformer des conditions d’exercice du métier aujourd’hui inadaptées et même dépassées »…

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