L’ex-président de l’université de Toulon jugé pour fraude au bénéfice d’étudiants chinois

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L’ancien président de l’université de Toulon a commencé à comparaître lundi devant le tribunal correctionnel pour son implication dans une affaire d’inscriptions possiblement frauduleuses et de trafic présumé de diplômes au bénéfice d’étudiants chinois, qui avait secoué le monde de l’enseignement supérieur en 2010.

Laroussi Oueslati, ancien président de l’université Sud Toulon Var, répond, à Marseille, de corruption, faux et détournement de fonds publics. Il a fait sept mois de détention dans le cadre de l’enquête, et avait démissionné après sa suspension par la ministre de l’Enseignement supérieur de d’époque, Valérie Pécresse.

L’accusation lui reproche d’avoir orchestré un système de corruption consistant à monnayer l’inscription d’étudiants chinois en échange de sommes d’argent ou de relations intimes entretenues avec deux étudiantes, maillons d’une « filière chinoise ».

Le prévenu compte plaider sa relaxe. Rappelant à la barre qu’il avait redressé une université exsangue, « à la limite de la mise sous tutelle », il a précisé avoir voulu développer les effectifs par le recrutement d’étudiants asiatiques ou d’Amérique du Sud.

« Ma seule crainte, c’était la baisse des effectifs », a-t-il expliqué. Evoquant « sept années d’une traversée du désert », Laroussi Oueslati a dit « éprouver un sentiment d’injustice » tout en reconnaissant « un sentiment de culpabilité car j’ai été imprudent, négligent et maladroit sur certains chantiers ».

Ni l’instruction judiciaire ouverte en mars 2009, ni l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche n’ont finalement démontré la délivrance indue de diplômes après modification des notes d’examen, a précisé la présidente du tribunal Christine Mée dans son exposé préalable des faits.

Le procès doit durer jusqu’à vendredi.

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