Soupçons d’escroquerie à l’université des Antilles-Guyane : deux mises en examen

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L’ancien directeur d’un laboratoire de recherche et l’ancien président de l’université des Antilles-Guyane (UAG) ont été mis en examen mercredi dans le cadre d’une affaire présumée d’escroquerie, a-t-on appris de sources judiciaires.

Fred Célimène, ancien directeur du Céregmia, un laboratoire de recherche universitaire, a été mis en examen pour plusieurs chefs dont « atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics, recel d’un bien provenant d’un délit, escroquerie en bande organisée et faux en écritures publiques », indique-t-on de mêmes sources.

Son placement en détention provisoire avait été demandé par le juge d’instruction alors que le parquet n’avait requis que le contrôle judiciaire. Finalement, le juge des libertés et de la détention a retenu la mise en examen avec contrôle judiciaire assorti d’un certain nombre de restrictions.

Pascal Saffache, ancien président de l’UAG, a lui aussi été mis en examen dans le cadre de cette affaire dite du Céregmia.

Les deux universitaires avaient été convoqués mardi par les policiers de la police judiciaire puis placés en garde à vue à leur arrivée dans les locaux du SRPJ au Lamentin (Martinique).

Ces mises en examen s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire pour « escroquerie en bande organisée et détournements de fonds en bande organisée » au sein de l’université des Antilles-Guyane ouverte par le parquet de Fort-de-France en avril 2014.

Cette information judiciaire faisait suite à des enquêtes menées, un an plus tôt, par le SRPJ à la suite d’un rapport de la Cour des Comptes publié en 2012, mettant en exergue l’opacité de la gestion du Céregmia (Centre d’Etudes et de Recherches en Economie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée), basé sur le campus de Schoelcher (Martinique).

Des enquêtes qui faisaient craindre « d’éventuels détournements et escroqueries commis au sein de l’université » portant sur des fonds publics « y compris des fonds européens » expliquait à l’époque le procureur de la République.

Selon une source proche du dossier, le préjudice pourrait s’élever à une dizaine de millions d’euros.

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