Villejuif: le parvis Georges-Marchais gardera son nom

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Villejuif gardera son parvis Georges-Marchais: le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) a annulé mercredi le changement de nom voté en conseil municipal il y a plus d’un an et contesté par la famille de l’ancien dirigeant communiste, soucieuse de sa mémoire.

« Le parvis continuera à s’appeler Georges-Marchais », s’est félicité l’avocat de la famille Me Guillaume Delarue, joint mercredi par l’AFP.

Cette décision est conforme à l’avis exposé par le rapporteur lors de l’audience mi-décembre. Celui-ci avait estimé que la délibération était fondée sur « une erreur manifeste d’appréciation », puisqu’elle ne reposait sur « aucun intérêt public local ».

Il avait rappelé « le rôle important de Georges Marchais dans l’essor de Villejuif », qui relève de la première circonscription du Val-de-Marne, dont l’ancien secrétaire général du PCF (1972-1994) a été le député jusqu’en 1997, année de son décès.

Le 17 décembre 2014, le maire Franck Le Bohellec (Les Républicains), élu neuf mois plus tôt après 89 ans de règne communiste, avait fait voter une délibération remplaçant le parvis Georges-Marchais par le parvis Georges-Mathé, célèbre cancérologue gaulliste.

La place longe l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, où Georges Mathé, décédé en 2010 à l’âge de 88 ans, a accompli presque toute sa carrière. Elle avait été baptisée du nom de Georges Marchais par l’ancienne maire PCF, Claudine Cordillot, en mai 2013. La plaque commémorative n’a jamais été changée par la commune.

Pendant toute l’instruction, la famille de Georges Marchais avait reçu des soutiens de tous bords dont celui du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et des députés Bernard Debré (Les Républicains) et André Santini (UDI).

Les cas d’annulation de noms donnés à des édifices ou lieux publics par les communes sont rares, mais une jurisprudence existe.

En 1999, le tribunal administratif de Marseille avait annulé pour vice de forme une délibération du conseil municipal de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), dirigé par la maire Front national Catherine Mégret, entraînant le changement de nom de la rue « Jean-Marie Djibaou » (dirigeant kanak assassiné le 4 mai 1989) en rue « Jean-Pierre Stirbois » (ancien secrétaire général du FN décédé le 5 novembre 1988 dans un accident de voiture).

Plus récemment, en 2007, le tribunal administratif de Lille avait débaptisé une école maternelle du nom de l’ex-ministre PS de l’Education nationale Jack Lang, pour « atteinte à la neutralité des services publics ».

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