Fin du démantèlement de trois camps de Roms dans la Métropole de Lyon

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La préfecture du Rhône a achevé mardi le démantèlement de trois camps insalubres de Roms dans l’agglomération lyonnaise, après la mise en place dans la métropole de deux villages d’insertion accueillant une trentaine de familles.

En tout 233 personnes ont été évacuées dans le calme dans la journée: 164 d’un campement à Vaulx-en-Velin, 47 à Saint-Priest et 22 sur le site de la Feyssine à Villeurbanne, a détaillé le préfet du Rhône, Michel Delpuech, au cours d’un point de presse.

Vingt-cinq d’entre elles se sont vu signifier des obligations de quitter le territoire français (OQTF) et quatre ont été placées en rétention administrative en vue d’être reconduites dans leur pays, a-t-il ajouté.

Les autres devaient être « mises à l’abri de manière temporaire » avant d’être reconduites dans leur pays avec un petit pécule, a-t-on précisé. Enfin six autres familles seront prises en charge à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, « compte tenu de leurs parcours et de leur volonté ».

De 350 à 400 personnes avaient été recensées l’été dernier, dans ces bidonvilles, vivant dans des conditions « inacceptables d’insalubrité ».

Le préfet avait décidé d’y mettre fin, conformément à la circulaire ministérielle du 26 août 2012. « Nous avons agi en marchant sur nos deux pieds, celui de l’humanité, de l’action sociale, de la main tendue et par ailleurs le pied de la fermeté », a-t-il dit.

M. Delpuech avait annoncé début octobre la création de deux villages d’insertion par l’emploi (I2E) et l’école à Saint-Genis-les-Ollières et Saint-Priest pour « accueillir des familles volontaires et non connues pour des activités de délinquance ».

« Ce parcours d’insertion passe par la formation professionnelle pour les adultes et par l’école pour les enfants » et « ces villages sont financés uniquement par des fonds européens », a-t-il souligné.

Cent-dix personnes sont déjà sur place et 35 autres sont attendues en fin de semaine.

Sur le total des personnes recensées dans ces camps cet été, 110 personnes ont fait l’objet d’OQTF, « après examen de leur situation par des professionnels de l’action sociale ».

Dans un communiqué, le Mrap du Rhône a estimé que ces OQTF visant des citoyens de l’Union Européenne « n’avaient aucun sens étant donné qu’ils bénéficient de la libre-circulation et peuvent revenir quelques jours plus tard sur le territoire français ».

Plus de 11.000 Roms ont été évacués de force de leurs campements en France en 2015, selon un rapport publié mardi par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et European Roma Rights Center (ERRC).

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