Polytechnique annonce des réformes après un rapport critique

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Cycle « bachelor » pour 2018, augmentation du nombre d’étudiants étrangers, création de masters: l’Ecole polytechnique, épinglée dans un rapport de l’économiste Bernard Attali en juin, mènera ces réformes en s’appuyant sur un budget en hausse de 60 millions d’euros en cinq ans.

L’objectif des réformes est de « préserver l’excellence de cette école » et de « renforcer les liens entre l’école et la Défense », voire « la Nation », a expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, venu mardi à l’école présenter le nouveau plan stratégique aux côtés de son homologue de l’Economie Emmanuel Macron et du secrétaire d’Etat chargé du Supérieur Thierry Mandon.

Le ministre a annoncé la création d’un cycle post-bac dit « Bachelor » (3 ans d’études) et de masters au sein de l’Ecole polytechnique, clouée au pilori six mois plus tôt dans un rapport qui soulignait le « manque de souffle, d’élan, d’ambition clairement assumés » de cette institution.

Les deux formations permettront d’élargir à l’international le recrutement de l’école, et ainsi porter le nombre d’étudiants étrangers à environ 60% d’une promotion, moyennant une inscription à 10.000 euros annuels environ pour le « Bachelor ». Un montant équivalent à celui pratiqué par les plus grandes écoles anglo-saxonnes, a souligné la direction de l’X.

Toutefois, la création de ces nouvelles formations ne permettra pas aux étudiants inscrits d’accéder automatiquement à la formation d’ingénieurs à l’issue de leurs masters et du Bachelor: ils devront tout de même passer le concours classique.

Un « pôle d’études de guerre », avec notamment des cours de géopolitique en partenariat avec l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale), sera également créé.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs annoncé la création d’un « internat d’excellence » sur le plateau de Saclay (au sud de Paris) pour prendre en charge et accompagner jusqu’à 60 élèves boursiers de classes préparatoires vers des formations prestigieuses.

Pour le président de l’X, Jacques Biot, « ce projet va encore plus loin que nos ambitions initiales ».

Ces annonces sont de bon augure pour la direction de l’établissement, d’autant plus que certaines préconisations du rapport Attali ont été abandonnées: la solde versée aux étudiants officiers sera maintenue, ainsi que le classement des élèves à l’issue de leur formation.

Les quelque 2.000 étudiants de cette école militaire ont le statut d’officiers sous contrat et perçoivent une solde (près de 500 euros par mois) pendant leurs études, s’engageant en contrepartie à travailler dix ans dans un corps de l’Etat à leur sortie d’école.

Un décret publié au Journal officiel fin mai oblige dorénavant les élèves de l’X à rembourser leurs frais de scolarité (environ 45.000 euros), « la pantoufle », s’ils ne répondent pas à cette exigence.

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