Des parents d’élèves délégués indemnisés à partir de la prochaine rentrée (Vallaud-Belkacem)

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Les parents d’élèves élus aux instances départementales, académiques et nationales seront indemnisés à partir de la prochaine rentrée à hauteur de 7,10 euros net par heure pour la participation aux réunions et à leur préparation, a annoncé mardi Najat Vallaud-Belkacem.

Cette indemnisation interviendra dans le cadre d’un décret sur le statut des parents délégués en cours d’élaboration, a indiqué la ministre de l’Education nationale, lors d’un forum sur les représentants des parents d’élèves et la coéducation. Elle concernera un peu plus de 900 personnes, qu’ils soient parents salariés, à la recherche d’un emploi ou indépendants, a-t-elle indiqué.

Le ministère a dégagé pour ce faire une enveloppe de 500.000 euros, a-t-elle précisé à des journalistes. Le tarif horaire retenu est le même que celui appliqué pour les conseillers prud’homaux.

Cette reconnaissance des parents délégués est une vieille revendication des fédérations comme la FCPE et la Peep.

Sont aussi prévus des modules de formation pour les parents élus aux instances départementales, académiques et nationales, tout comme pour les 293.000 parents élus sur l’ensemble du territoire. Ou encore une charte de reconnaissance des parents délégués dans les entreprises volontaires, qui permettrait par exemple de tenir compte des compétences acquises en tant que parent délégué.

Les fédérations de parents réclament aussi que les textes existants soient appliqués, ce qui n’est pas toujours le cas, notamment pour l’organisation de réunions comme les conseils de classe à des horaires compatibles avec leur vie professionnelle.

Dans un communiqué titré « bonne idée ou vrai clientélisme? », la députée Annie Genevard, déléguée à l’éducation au sein des Républicains a dit douter que cette mesure visant à indemniser les parents d’élèves soit une dépense de « première nécessité ».

« Dès lors qu’une rémunération est accordée par l’Education nationale, on crée une forme de tutelle, certains y voient même une sorte de clientélisme, ce qui n’est pas sain », a-t-elle ajouté.

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