Campagne contre l’homophobie dans l’éducation et le supérieur

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Affiches contre l’homophobie, portails, brochures: le ministère de l’Education a annoncé lundi une campagne pour sensibiliser les collégiens, lycéens et étudiants aux « violences et discriminations », dont « souffrent encore trop de jeunes ».

Ces comportements, qui tombent sous le coup de la loi, peuvent conduire à un isolement des victimes, une perte de l’estime de soi, au décrochage voire à des comportements suicidaires, souligne le ministère dans un communiqué.

Un peu plus de la moitié (53%) des victimes d’intolérances liées à leur orientation sexuelle ont moins de 18 ans, relève le ministère, citant un rapport de SOS Homophobie.

Les jeunes peuvent s’adresser sept jours sur sept à un service d’écoute au numéro 0 810 20 30 40, une ligne lancée en 1997 pour répondre aux personnes qui s’interrogent sur leur sexualité, ainsi qu’aux questions de leurs proches ou de professionnels.

Dans le secondaire, la campagne, relayée sur internet, s’appuie sur une affiche, un guide d’accompagnement, et le portail www.education.gouv.fr/contrelhomophobie

A l’université, quatre affiches, recensent des répliques homophobes comme « c’est pas un truc de pédé ! », « c’est juste que t’as pas encore rencontré le bon mec »… et conclut que « la violence des mots n’est pas plus acceptable que la violence physique ».

Le portail http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/contrelhomophobie permettra aux étudiants et personnels de trouver des ressources, comme le guide « (re)connaître pour mieux réagir », réalisé en collaboration avec la ligne Azur et l’association Inter-LGBT.

En octobre 2014, le Conseil d’Etat avait annulé pour « non-respect de la neutralité du service public » une décision du ministère invitant les recteurs à relayer la campagne de la Ligne Azur destinée aux jeunes s’interrogeant sur leur orientation sexuelle.

Le Conseil d’Etat avait confirmé « la légalité de l’organisation, en milieu scolaire, de campagnes de lutte contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle », mais il avait demandé que soient « respectés » les « principes de neutralité du service public et de liberté de conscience des élèves » et que l’information soit adaptée aux élèves en fonction de leur âge.

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