Éducation/radicalisation: plus de contrôles dans les établissements hors contrat

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Des contrôles renforcés, décidés avant les attentats, ont lieu depuis novembre dans des établissements scolaires hors contrat avec l’Éducation nationale, notamment pour prévenir la radicalisation, a indiqué le ministère vendredi.

Une vingtaine d’établissements considérés comme prioritaires par les académies sont inspectés depuis la mi-novembre et jusqu’à la fin janvier, a précisé la rue de Grenelle à l’AFP, confirmant un ordre de grandeur dévoilé par RTL.

Les établissements inspectés, parce qu’ils suscitent des inquiétudes (signalements par des parents, des enseignants…) ou bien parce qu’ils n’avaient pas été contrôlés depuis longtemps, sont de toutes confessions, pas uniquement musulmane, a-t-on souligné.

Les établissements hors contrat scolarisent 0,4% de l’ensemble des élèves français, soit 56.300 élèves, une proportion globalement stable depuis 2009, selon des statistiques du ministère.

Si ces contrôles ont démarré après les vacances de la Toussaint (décalés de quelques jours en raison des attentats du 13 novembre), c’est parce que les inspecteurs ont besoin de pouvoir se pencher sur ce qui a été enseigné pour constater s’il y a des manquements, a-t-on expliqué.

« La démarche est engagée depuis une bonne année. On s’était rendu compte quand Najat Vallaud-Belkacem est devenue ministre, que le cadre réglementaire des établissements hors contrat était assez flou et les contrôles limités », d’où un travail mené avec le ministère de l’Intérieur pour clarifier ce cadre et une intensification des contrôles conduits par l’Éducation nationale. Les inspecteurs arrivent « en nombre important », sans prévenir.

Un établissement hors contrat avec l’Éducation nationale n’a pas besoin d’une autorisation pour ouvrir, mais est contrôlé a posteriori.

Jusque-là, une inspection était censée se tenir pendant l’année d’ouverture de l’établissement, puis au moins tous les cinq ans. L’objectif est maintenant de le faire au moins tous les deux-trois ans et de « ne laisser prospérer aucun enseignement contraire aux valeurs de la République », a souligné le ministère.

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