Rentrée 2016: les postes de profs doivent permettre un rattrapage en primaire (syndicats)

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Les créations de postes d’enseignants pour la rentrée 2016, distribués entre les académies notamment sur la base de critères sociaux, doivent permettre de rattraper un retard dans le primaire, ont estimé des syndicats jeudi.

Le ministère de l’Éducation a dévoilé mercredi soir la répartition des 6.639 nouveaux postes d’enseignants prévus pour la rentrée 2016 entre la trentaine d’académies: 3.835 pour le primaire et 2.804 pour le secondaire, lequel devra mettre en place la réforme du collège. Les rectorats doivent ensuite repartir ces postes entre les établissements en janvier.

« L’effort est réel, c’est tant mieux pour les écoles qui vont en bénéficier », a déclaré Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. On constate « une prise en compte de la poussée démographique et de priorités sociales », les académies les mieux dotées étant Créteil, Versailles et Montpellier, a-t-il relevé.

« On est dans une logique de rattrapage, mais il ne faut pas s’arrêter en route », a-t-il ajouté, soulignant que la France investit 20% de moins par élève dans le primaire que la moyenne des pays de l’OCDE.

A la rentrée 2016 auront été créés environ 13.000 des 20.000 postes promis pour le primaire sur le quinquennat, a-t-il souligné. En septembre, il s’était inquiété d’un retard sur les postes programmés dans la loi pour le dispositif du « plus de maîtres que de classes » et pour la scolarisation des moins de trois ans.

Ce retard a été pris notamment en raison « d’une poussée démographique qu’on n’avait pas anticipée », relève Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, deuxième syndicat d’enseignants. Il salue le choix de « donner plus à ceux qui ont vraiment des difficultés », relevant que la barre des 1.000 créations de postes est franchie dans l’académie de Créteil, mais aussi des dotations importantes dans « le Nord-Pas-de-Calais-Picardie ».

Son syndicat s’interroge toutefois sur une baisse de postes dans les académies de Caen (-20), Martinique (-35) et Guadeloupe (-35) « qui, au-delà des pertes d’élèves, rencontrent de réelles difficultés sociales ».

Côté secondaire, « rien n’est dit sur les clés qui seront utilisées pour répartir ces postes entre collèges et lycées », ni sur les moyens pour l’éducation prioritaire, relève le Snes-FSU, principal syndicat du second degré, farouchement opposé à la réforme du collège.

A noter que l’annonce de la répartition des postes est intervenue quatre jours avant le second tour des régionales. Les syndicats s’attendaient à en prendre connaissance le 17 décembre, indique Christian Chevalier, évoquant une forme d’annonce « inhabituelle ».

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