IUT de Saint-Denis: la suspension du directeur confirmée par une décision de justice

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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis, qui avait déposé un recours en référé contre la décision de l’université Paris 13 de le suspendre provisoirement de ses fonctions, a vu sa demande rejetée, a-t-on appris lundi.

Samuel Mayol, que la présidence de Paris 13 accuse notamment de manipulation « islamophobe », avait été suspendu à la mi-novembre pour une durée de quatre mois renouvelable, dans l’attente de la décision de la section disciplinaire de l’université.

Mais le tribunal administratif de Montreuil l’a débouté vendredi de sa demande d’annulation de sa suspension, faisant notamment valoir que la « condition d’urgence » n’était pas remplie dès lors que M. Mayol conservait son traitement.

Le conseil de l’Institut universitaire technologique (IUT), qui se réunit mardi, doit se mettre d’accord sur le nom d’un candidat au poste d’administrateur provisoire, avant de le proposer à la ministre de l’Éducation nationale, a indiqué son président, Patrick Vassalo.

Au sujet du grief fait à M. Mayol d’avoir introduit des tapis de prière dans le local d’une association étudiante musulmane, « il n’y aucun élément qui me permet de contester l’explication qu’en donne Samuel Mayol lui-même », a indiqué M. Vassalo, qui représente la ville de Saint-Denis au conseil de l’IUT depuis 2001.

Quant au fait que certains agents de l’IUT auraient bénéficié de congés « indus » avec l’accord de M. Mayol, cela « mérite au mieux une remontrance, pas une suspension », a-t-il jugé.

Réuni en assemblée générale, le personnel de l’IUT avait dénoncé « avec force » la décision du président de l’université Paris 13 d’évincer Samuel Mayol, qui jouit de nombreux soutiens en interne.

A la tête de l’IUT depuis trois ans, ce dernier reprochait à sa hiérarchie de fermer les yeux sur les malversations présumées de deux enseignants de l’IUT, Rachid Zouhhad et Hamid Belakhdar, et de tolérer des pratiques relevant du prosélytisme religieux sur le campus, comme la vente de sandwich halal et la tenue d’offices religieux dans un local associatif « détourné de son usage ».

M. Mayol est « désavoué par sa tutelle et la justice administrative. Il n’est pas le défenseur de la laïcité qu’il prétend mais un pyromane qui joue avec la peur et les préjugés portant sur certains de nos concitoyens », a réagi Me Bouziane Behillil, l’avocat de Rachid Zouhhad.

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