Internet: le moteur de recherche Qwant lance une version pour enfants

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La start-up française Qwant, qui veut défier Google avec un moteur de recherche alternatif sur internet, a lancé vendredi une version pour enfants sans sexe ni violence, qui fait la part belle aux contenus pédagogiques.

Destiné aux enfants et préadolescents, Qwant Junior -https://www.qwantjunior.com/- propose des recherches sur internet, dans l’actualité en ligne et sur des sites éducatifs, et propose classiquement des images et des vidéos, sans traçage ni publicité.

Qwant Junior met à l’écart les informations et les images jugées inadaptées à un public jeune, qu’il s’agisse de sexe, de violence ou de drogue, avec une « liste noire » de plus de 4 millions de sites, et exclut le plus possible les résultats commerciaux.

« Nous avons tout fait pour éviter qu’en tapant Syrie, on trouve des images de décapitations ou de morts avec du sang partout », a précisé vendredi Jean-Manuel Rozan, le président de la compagnie, lors d’une conférence de presse.

A contrario, une « liste blanche » de sites fournie par les enseignants et le ministère de l’Education nationale est mis en avant pour favoriser les recherches des enfants.

Le site garantit également l’impossibilité de tracer les requêtes des enfants, a fortiori sur une version spéciale destinée aux écoles qui permet les travaux en commun.

« Bienvenue à http://junior.qwant.com (la version écoles, NDLR) le moteur de recherche français pour les enfants désormais disponible dans les écoles pour les 6/13 ans », a tweeté vendredi la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, pour saluer le lancement du site.

Ayant pour vocation de « fournir une alternative européenne crédible et fluide dans le domaine de la recherche sur internet », sans filtrer son contenu ni tracer les utilisateurs, Qwant a été lancé en 2013.

Disponible en 15 langues, le moteur de recherche présente sur une même page, pour chaque recherche, des liens internet des images, des définitions tirées de l’encyclopédie en ligne Wikipedia, des actualités et des mentions récentes sur les réseaux sociaux.

Le groupe d’édition allemand Axel Springer est entré en 2014 au capital de la jeune société, basée à Paris, qui a aussi bénéficié en novembre d’une injection de 25 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI).

liu/els/cb/pad

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