Il voulait « kalacher les Juifs » qu’il disait responsables des attentats parisiens: 10 mois ferme

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Un lycéen de 19 ans a été condamné jeudi à Marseille à 10 mois de prison ferme et écroué pour avoir lancé, lors d’un débat en classe, que les attentats du 13 novembre étaient l’oeuvre des Juifs et qu’il allait les « kalacher ».

« C’est normal, les attentats, c’est à cause des Juifs », avait notamment lancé le jeune homme, décrit comme « surexcité » par une enseignante et la directrice de son lycée professionnel marseillais, lors de cette discussion organisée le 17 novembre, quatre jours après les attentats ayant ensanglanté Paris et Saint-Denis.

« On ne pleure pas les morts de Palestine et de Syrie », avait également déclaré devant ses camarades Patrick Fabre, dont le casier comportait déjà 12 mentions, mais qui n’a effectué ses premiers jours de détention que dans l’attente de sa comparution jeudi devant le tribunal correctionnel de Marseille pour apologie publique d’acte de terrorisme.

« Si je croise un Juif dans la rue, je la +kalache+, il faut tous les crever », avait-il aussi poursuivi. Des propos réitérés lors d’une deuxième discussion, toujours en classe, quelques heures plus tard.

En veste de jogging bleu marine avec une bande plus claire sur les bras, cheveux tirés en arrière et ramenés en un petit chignon, lunettes aux branches blanches sur le nez, le lycéen de 1ère a tenu à s’excuser devant la tribunal.

« Ca me choque des innocents dans des restaurants, qui vont dans des concerts, qui se font tirer dessus », a-t-il déclaré, ajoutant « j’ai voulu donner mon avis sur le sujet en disant que c’était la faute des Juifs, mais je me suis mal exprimé ».

« J’ai dit que les Juifs étaient derrière les attentats pour salir les musulmans, mais je me suis trompé, j’ai vu que c’était pas les Juifs qui étaient derrière ça, c’est des faux musulmans, je m’en suis rendu compte en prison en regardant les informations », a-t-il expliqué.

« J’ai dit n’importe quoi, je l’avoue, mais je suis pas un terroriste, je le serai jamais madame », a-t-il assuré à la présidente. « C’est un peu à force d’entendre les gens dire n’importe quoi et c’est un peu de ma faute aussi », a-t-il encore reconnu, lâchant, « des fois, ça m’arrive d’être débile ».

Fustigeant des paroles « qui ne doivent pas être banalisées » et « un mea culpa un peu forcé », la procureure Sophie Mercier avait requis à son encontre 1 an d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Son avocat Olivier Kuhn-Massot a, quant à lui, dépeint un « garçon totalement immature » et des propos « odieux (…), dépourvus de sens réel », sans « velléité quelconque de passage à l’acte ».

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