Expo Sepik au musée du Quai Branly : au coeur d’un village de Papouasie-Nouvelle-Guinée

Le musée du Quai Branly présente jusqu’au 31 janvier l’exposition Sepik, qui permet, pour la première fois, de découvrir des oeuvres des peuplades vivant le long de ce fleuve.

Affiche expo Sépik Musée du Quai Branly

Affiche expo Sépik Musée du Quai Branly

Le musée du Quai Branly de Paris présente jusqu’au 31 janvier l’exposition Sepik, dédiée aux populations qui vivent sur les berges du fleuve Sepik, qui s’étend au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’exposition permet de s’immerger dans la vie de ces peuplades, au travers de leurs objets.

Lors d’un parcours fascinant, le visiteur va en effet découvrir un ensemble de 230 sculptures, barques, crochets, tambours à fente, boucliers guerriers ou encore crânes surmodelés, datant de la fin du 19e, première moitié du 20siècle.

Fil rouge de ces œuvres : les ancêtres. Ils sont en effet omniprésents dans toutes les cultures du Sepik. Tous les objets produits par les peuples Sepik figurent des représentations des ancêtres.

Parcourir un village Sepik

MQB. Exposition : Sepik

Exposition Sepik © Musée du Quai Branly photo Gautier Deblonde

Au travers de ces objets, c’est donc tout le mode de vie de ces peuplades qui se révèle. Il est parfaitement rendu par la mise en scène de l’exposition, qui donne véritablement l’impression de circuler au milieu d’un village Sepik type. Le visiteur déambule ainsi entre les objets appartenant aux maisons des femmes -où l’on peut voir entre autres d’étonnants sacs tressés d’un seul fil- et ceux appartenant aux maisons des hommes –comprenant d’impressionnantes sculptures d’ancêtres, et d’effrayants masques destinés à éloigner l’ennemi. Il découvre aussi d’étonnantes barques non-mixtes pour naviguer sur le fleuve Sepik ou encore d’immenses tambours à fente permettant d’appeler sa tribu.

Les objets des « chasseurs de têtes »

Musée du Quai Branly. Exposition : Sepik

Exposition Sepik
© Musée du Quai Branly photo Gautier Deblonde

L’expo présente également toute une série de crochets qui servaient à suspendre la nourriture dans la maison pour qu’elle ne soit pas mangée par les animaux. Et des objets frappants, telle cette frise porte-crânes destinée à accueillir les têtes des ennemis tués par les hommes « chasseurs de têtes« , ou encore les crânes humains surmodelés présents dans la maison des hommes…

Enfin, des objets liés au rituel d’initiation –très violent- des garçons adolescents sont également présentés, tel un foyer en terre cuite utilisé lors de rituels de scarification.

A noter, les enseignants qui souhaitent travailler sur l’exposition avec leurs élèves peuvent consulter le très riche dossier pédagogique Sepik mis en ligne par le musée, qui propose des pistes du cycle 3 à la terminale.

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