En Aquitaine, un festival pour donner à lire les « vibrations du monde »

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Le Festival de littérature « Les lettres du Monde » s’ouvre vendredi pour dix jours en Aquitaine avec l’ambition d’amener le plus grand nombre à découvrir des oeuvres d’auteurs contemporains français et étrangers, ces passeurs des « vibrations du monde ».

Parmi eux, le lauréat du prix Goncourt 2015, Mathias Enard, récompensé pour son roman « Boussole » (Actes Sud), mais aussi une dizaine d’écrivains venus d’Irak, Moldavie, Iran, Turquie, Irlande, Etats-Unis, Italie, etc.

Pour cette 12e édition placée sous le thème « Hautes tensions », une cinquantaine de rencontres sont organisées dans les bibliothèques, universités, lycées, centres culturels, librairies, tant en zone urbaine qu’en milieu rural.

« Ce qui compte, c’est la richesse de l’échange. Il faut incarner la littérature par des hommes et des femmes qui la font. C’est primordial dans notre monde très marqué par le virtuel », explique Cécile Quintin, directrice du Festival qui se tient du 20 au 29 novembre.

Parmi les écrivains invités, l’Irakien Ali Bader, qui vit désormais à Bruxelles, auteur de « Papa Sartre » (Le Seuil), satire de la vie sociale des années 50-60 à Bagdad, couronné par plusieurs prix littéraires arabes et première oeuvre de l’écrivain publiée en français.

Le Moldave Vladimir Lortchenkov, ex-journaliste qui a échappé à deux attentats et vit désormais au Canada, et la sociologue turque Pinar Selek, exilée en France depuis 2011, seront également présents, ainsi que l’Américain Phil Klay, vétéran de la guerre en Irak et auteur de « Fin de mission » (Gallmeister), premier roman couronné par le National Book Award.

A noter la présence de deux auteurs étrangers qui ont décidé d’écrire en français : l’Irlandais Dov Lynch, ex-diplomate qui publie « Mer Noire » (Anacharsis), et la Franco-américaine, d’origine iranienne, Saïdeh Pakravan lauréate en 2015 du Prix de la Closerie des Lilas pour « Azadi » (Belfond).

« Ces auteurs vivent dans le monde actuel, ils parcourent le monde, certains sont des exilés. Ils s’impliquent et sont soumis aux vibrations du monde qu’ils transcendent par la littérature », explique Cécile Quintin.

Des hommages seront également rendus au romancier grec Nikos Kazantzakis (1885-1957), auteur de « Alexis Zorba » (qui inspirera le film Zorba le Grec) et à François Maspero (1932-2015), écrivain et éditeur emblématique des années 1970-80.

Marque de fabrique de ce festival, les traducteurs et éditeurs sont invités au même titre que les auteurs. « Nous voulons montrer la chaîne du livre dans son entier. Faire parler les éditeurs pour qu’ils expliquent comment ils trouvent un auteur, et les traducteurs, qui effectuent toujours un travail de réinterprétation », souligne Cécile Quintin.

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