Assaut à Saint-Denis : le collège Pierre de Geyter accueille une cellule psychologique

Après une opération du Raid, le collège P. de Geyter (Saint-Denis) a ouvert une cellule psychologique. Psychologues, médecins scolaires et infirmières apportent soutien et écoute aux élèves, parents et profs.

Collège Pierre De Geyter, Saint-Denis / Capture de Google Maps Streetview

Collège Pierre De Geyter, Saint-Denis / (Capture d’écran – Google Street View)

Au lendemain de l’assaut du Raid contre des terroristes retranchés dans un appartement de Saint-Denis, la vie reprend son cours. Le collège Pierre de Geyter, situé à 500 m du périmètre de sécurité où a eu lieu l’opération, très violente, des forces de l’ordre, a rouvert ses portes ce jeudi 19 novembre.

Une cellule de soutien psychologique a été mise en place par l’académie de Créteil. « Il s’agit d’un établissement dont les élèves (et leurs familles) ont été particulièrement affectées par les événements du 18 novembre, notamment parce qu’ils en ont été les témoins – tout comme les personnels de l’Education nationale. En outre, ils sont aussi choqués depuis les attentats qui ont eu lieu aux abords du Stade de France », nous explique une porte-parole rectorat.

« A Saint-Denis, suite à l’opération policière suite à l’enquête, les pouvoirs publics ont fait de la sécurité une priorité – les écoles sont ainsi entourées par les forces de l’ordre. Dans la continuité, un dispositif psychologique a été déployé dès ce matin », résume-t-elle. Dans l’après-midi, la rectrice, Béatrice Gille, et les services académiques ont passé « un long moment d’échanges » avec les directeurs d’école et les chefs d’établissement, afin de réaliser un « état des lieux » des besoins et des modalités d’accueil et d’accompagnement nécessaires.

Des enfants, parents et enseignants « très affectés »

La » cellule fixe » installée jeudi 19 novembre au collège de Geyter est composée des personnels de l’académie (psychologues, médecins scolaires, infirmières), ainsi que de psychologues partenaires.

Pas question pour l’équipe de ce dispositif de révéler pour l’instant les besoins et les inquiétudes des enfants, parents et enseignants rencontrés : « c’est confidentiel. Mais certains sont très affectés et bénéficieront d’un suivi personnalisé », indique la porte-parole du rectorat. « La plupart ont notamment exprimé un besoin de verbaliser leur inquiétude… A noter que les personnels du collège ont largement contribué aujourd’hui à l’apaisement », ajoute-t-elle.

En complément de cette cellule psychologique – dont l’objectif est de rassurer, d’écouter, mais aussi de « faire comprendre ce qui s’est passé » et de proposer des « solutions concrètes à mettre en place » pour se redresser -, les services académiques recommandent aux enseignants d’utiliser les ressources mises en ligne sur Eduscol au lendemain du 13 novembre.

Relatives aux attentats et à l’écoute de la parole des enfants en situation post-crise, elles renvoient vers des ressources utiles pour aider les adolescents à mieux comprendre les faits et à extérioriser leurs craintes.

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Captcha *

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Recherche dans les archives

Vous