Des mesures pour révaloriser le métier de médecin scolaire (Vallaud-Belkacem)

logo AFP

Najat Vallaud-Belkacem a annoncé vendredi plusieurs mesures pour rendre plus attractif le métier de médecin scolaire, qui peine à recruter, avec une hausse des indemnités et un encouragement au tutorat d’internes.

Le manque de médecins scolaires réduit la probabilité de diagnostiquer des troubles de la vision, de l’ouïe, ou des maladies type dyslexie qui peuvent compliquer les apprentissages. En 2014 quelque 23% des postes de médecins scolaires étaient vacants, a précisé le ministère.

Une indemnité exceptionnelle de 600 euros « sera versée début 2016 au titre de 2015 au très grand nombre de médecins dont la charge de travail a été augmentée du fait des emplois non pourvus », indique un communiqué de la ministre.

Plus généralement, les indemnités des médecins scolaires seront revalorisées: ils touchaient en moyenne 6.450 euros bruts par an d’indemnité, ce sera désormais en moyenne 8.000 euros, a précisé le ministère. Les nouvelles mesures « permettent de rapprocher la rémunération des médecins scolaires de celles des médecins territoriaux », selon la rue de Grenelle.

Davantage de médecins scolaires pourront accéder à la 1ere classe, le rang le plus élevé.

Des « instructions seront données aux académies » pour « relever le niveau de salaire de primo-recrutement des médecins contractuels », pour l’augmenter de 4.700 euros par an.

De plus, « l’accueil et le tutorat d’internes en médecine dans les services de médecine scolaire seront facilités ». Les médecins tuteurs percevront 600 euros par an et par interne encadré.

« Ces mesures vont contribuer à améliorer l’attractivité du métier, mais elles ne sont pas suffisantes », estime Marianne Barré, secrétaire générale du SNMSU-Unsa Education, premier syndicat du secteur. Cette « première étape doit être suivie par une revalorisation indiciaire », a-t-elle estimé.

Actuellement, les primes perçues par les médecins scolaires sont inférieures de plusieurs centaines d’euros par mois à celles des autres médecins de la fonction publique, a-t-elle relevé. On est passé sous la barre des 1.000 médecins scolaires titulaires pour suivre 12 millions d’élèves, a-t-elle dit.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous