La Fabrique Opéra essaime à Toulouse avec Carmen

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Toulouse deviendra en mai, avec Carmen, la huitième ville de France à rejoindre La Fabrique Opéra, une association qui monte des spectacles lyriques accessibles aux néophytes, en coopération avec des lycéens et étudiants, ont annoncé mardi les organisateurs.

Née en 2006 à Grenoble, La Fabrique Opéra a un objectif double: former des jeunes en les associant à la production d’un opéra et ouvrir les portes de la scène lyrique en attirant un public jusqu’alors réfractaire, grâce notamment à un prix attractif.

Coprésidée par le grand mélomane Jacques Attali, l’association a essaimé à Orléans, Annecy, Rennes, Marseille, Strasbourg et Caen. Bordeaux et Bruxelles sont en projet, après Toulouse du 3 au 9 mai prochain.

Dans la Ville rose, douze établissements d’enseignement seront impliqués dans la réalisation du chef d’oeuvre de Georges Bizet: des lycées professionnels « métiers du bois » feront le décor; d’autres spécialisés dans l’esthétisme se chargeront de la coiffure et du maquillage; la Toulouse Business School s’occupera de la publicité, etc.

« Tout ce qui a pu être mis dans les mains des apprenants l’a été », a expliqué, lors d’une conférence de presse, Stéphane Roche, un fidèle du Capitole à Toulouse, qui mettra en scène « Carmen ».

Le choeur est composé pour moitié d’amateurs et quelques instruments à cordes seront confiés à des jeunes sortis du conservatoire.

La formule a prouvé son efficacité. « Depuis les débuts à Grenoble, les lycées professionnels croulent sous les demandes alors qu’avant, c’était plutôt un choix par défaut », a précisé Chloë Nicolas-Grillard, présidente de La Fabrique Opéra Toulouse.

Mais la formation n’est qu’une des deux missions de La Fabrique. Pour « amener un public dans des salles où ils sont plus à l’aise, où ils ont l’habitude d’aller écouter d’autres musiques », « Carmen » ne sera pas produit à l’opéra de Toulouse, mais au Zénith, a expliqué Jean-Claude Boussenat-Grandjean, directeur de production.

Le choix de « Carmen » participe lui aussi de cet objectif de popularisation. « +Carmen+ est le meilleur moyen d’enclencher la machine. C’est ce qu’il y a de plus efficace », a estimé Mme Nicolas-Grillard.

Enfin, le prix des places sera « en moyenne de 30 euros, contre 42 pour un opéra classique », selon M. Boussenat-Grandjean. De quoi attirer les indécis.

« A chaque fois, les spectacles de La Fabrique ont drainé de 8.000 à 10.000 personnes », a-t-il souligné, ajoutant que le prochain opéra de La Fabrique toulousaine est déjà en chantier. Ce sera « La Flûte enchantée » en 2017, avant « La Traviata » l’année suivante.

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