Une école vandalisée à Nice, une autre incendiée à Marseille

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Deux écoles de la région PACA ont été prises pour cible lors d’événements distincts durant le week-end, l’une visée par un incendie volontaire à Marseille, l’autre vandalisée par des adolescents à Nice, a-t-on appris de sources concordantes.

A Marseille, une école élémentaire des quartiers nord a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par un incendie d’origine criminelle, selon la police. « Quelqu’un a mis le feu, des traces d’effraction ont été retrouvées », a affirmé une source policière à l’AFP.

Le ou les auteurs de l’incendie « ont rassemblé divers objets et y ont mis le feu », à l’intérieur des bâtiments de l’école des Aygalades-Oasis, dans le XVe arrondissement de Marseille, a-t-elle poursuivi. Aucun vol n’a été constaté, selon les premiers éléments de l’enquête.

« Grâce à la rapidité de l’intervention des marins-pompiers, (l’incendie) a pu être rapidement circonscrit, mais les classes de l’établissement ont été endommagées », a précisé la mairie dans une communiqué.

« Compte tenu des dégâts importants, les élèves des classes concernées n’auront pas cours lundi 9 et mardi 10 novembre », mais la municipalité précise avoir organisé un accueil pour ceux qui ne pourraient pas être gardés par leurs parents.

« Après la Castellane en décembre 2014, c’est la 2e école incendiée en moins d’un an dans les quartiers Nord de Marseille, un acte de vandalisme qui vient à nouveau défier la République et une violence qui frappe l’innocence de nos enfants », a déclaré la sénatrice-maire socialiste d’arrondissement socialiste, Samia Ghali, demandant des caméras de surveillance aux abords des écoles en Zone de sécurité prioritaire (ZSP).

La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a dénoncé « un acte intolérable qui devra être puni », dans un tweet.

D’autre part, à Nice, trois adolescents âgés de 12 à 14 ans ont été interpellés après avoir saccagé une école primaire, a annoncé la municipalité.

Les faits se sont produits en début d’après-midi dans une école primaire située à l’ouest de la ville, dans le quartier résidentiel de Fabron. Six classes ont été dégradées et des objets jetés à terre, selon la ville.

Le député-maire Les Républicains de Nice et tête de la liste de droite aux régionales Christian Estrosi a condamné dans un communiqué ces « actes inqualifiables » commis par des « voyous » contre « un sanctuaire de la République ».

L’élu a annoncé son intention de convoquer les parents devant le conseil des droits et devoirs des familles, un dispositif « d’aide à la parentalité » prévu par la législation dans les grandes villes, « afin de leur faire payer la facture de la remise en état de l’école ».

Une école niçoise avait déjà été vandalisée en mars dernier par trois jeunes gens, dont deux mineurs, qui avaient été interpellés par la suite. En janvier 2014, une autre école avait subi des dégradations dont les auteurs n’avaient cette fois pas été identifiés.

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