Régionales: suppression des aides au passe Imagin’R dans les Hauts-de-Seine, la gauche s’insurge

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Le département des Hauts-de-Seine a décidé de supprimer ses aides au financement du passe Imagin’R à plus de 2.000 collégiens boursiers dès le 30 juin 2016, a-t-on appris du conseil départemental, une décision qui scandalise la gauche et les écologistes franciliens.

« La loi NOtre a confié aux régions (…) le transport scolaire. Le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine a donc informé le président du syndicat des transports de l’Ile-de-France (Stif) que le département mettra un terme à cet engagement au 30 juin 2016 », a déclaré à l’AFP le département des Hauts-de-Seine, présidé par le député Les Républicains Patrick Devedjian.

Cette aide, dont le montant total s’élève à quelque 170.000 euros, concerne 2.281 collégiens boursiers, a indiqué le département.

Depuis le 1er septembre, le tarif unique du passe Imagin’R des étudiants (333,90 euros annuels) et son dézonage, qui permet de se déplacer dans toute l’Ile-de-France, a été étendu aux lycéens, apprentis et collégiens.

« Je ne supprime pas la dépense, je la légalise dans le dispositif nouveau, je me mets dans le cadre de la loi », a affirmé à l’AFP Patrick Devedjian, indiquant être « d’accord pour financer dans les mêmes termes la carte Imagin’R » si la région lui « délègue par voie de convention » cette compétence.

Cette décision, prise à un mois des élections régionales, a suscité l’indignation au sein de la gauche et des écologistes franciliens.

« Quand le département le plus riche de France supprime une aide destinée aux collégiens les plus vulnérables, il s’agit d’un choix politique délibéré et non d’une décision contrainte », se sont insurgés dans un communiqué conjoint quatre têtes de liste socialistes départementales aux élections régionales en Île-de-France, parmi lesquelles Marie-Pierre de la Gontrie et Benoît Hamon.

« Le slogan de la droite francilienne +Nous vous devons beaucoup plus+ se transforme d’ores et déjà en +certains méritent beaucoup moins+ », taclent-ils.

Pour l’écologiste Pierre Serne, tête de liste EELV dans le Val-de-Marne et porte-parole d’Emmanuelle Cosse, cette décision est « antisociale » et « en dit long sur la conception de la droite en matière de politique sociale ».

Face à l’indignation de l’opposition, M. Devedjian a répliqué: « C’est l’application de la loi que la gauche a votée contre la droite.(…) A moins que le Premier ministre nous dise comme pour les impôts, on vous a envoyé des feuilles, mais ne les appliquez pas. »

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