Formations sanitaires: des étudiants dénoncent le manque d' »investissement de l’Etat »

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Des syndicats d’étudiants kinésithérapeutes, infirmiers ou encore sages-femmes ont dénoncé jeudi le « manque d’investissement de l’Etat » dans les formations sanitaires et sociales, réclamant un alignement des aides et des frais d’inscription sur ceux des formations universitaires.

Dans un dossier de presse commun, les fédérations des étudiants en kinésithérapie (Fnek), en soins infirmiers (Fnesi), en maïeutique (Anesf), en psychomotricité (Anep) et en ergothérapie (Unafe) ont détaillé « les inégalités » qui « mettent en péril » leur formation.

En cause, selon elles, la loi de décentralisation de 2004 qui a confié aux régions « la compétence de financement et de gestion des formations sanitaires et sociales (FSS) », devenues les « seules formations de l’enseignement supérieur dont la compétence est régionale ».

Cela a engendré « de nombreuses inégalités » en matière de financement, de répartition géographique des instituts de formation, ou encore de « montant des bourses », expliquent-elles.

A titre d’exemple, un jeune étudiant sage-femme de 22 ans en troisième année dont les parents gagnent 39.500 euros par an, dont la soeur fait des études supérieures, et qui est vit à 35 km de son lieu de formation, « n’a aucun droit d’accès aux bourses » en Haute-Normandie. En Bretagne, il peut au contraire prétendre à une aide de 184 euros. Au Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires), cette aide s’élèverait à 1.007 euros, selon les auteurs du dossier.

Ces inégalités s’observent aussi pour les frais d’inscription, souvent élevés, y compris dans les instituts publics. « Ainsi les étudiants de l’IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie) de Brest, IFMK public, payent plus de 6.000 euros leur année de formation », ces frais pouvant aller jusqu’à 11.000 euros dans le privé en Ile-de-France.

« A la veille de la réforme territoriale entraînant de nombreux changements budgétaires et administratifs, il est opportun d’effacer » ces inégalités, estiment les syndicats d’étudiants.

Ils réclament ainsi « un alignement des montants et plafonds de revenus d’accès aux bourses des formations sanitaires et sociales sur les bourses sur critères sociaux du Crous », avant un « transfert de compétence au Crous », ainsi que « des frais de formation équivalents aux frais universitaires ».

Ils demandent enfin « un investissement dans le bâti et la formation (enseignants, matériel) » ainsi qu’un « accès à tous les services de vie étudiante accordés aux étudiants universitaires (…) et à terme une véritable intégration universitaire ».

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