Drôme: suppression des interprètes dans les centres médicaux-sociaux

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Le président du conseil départemental de la Drôme, Patrick Labaune (Les Républicains), a mis un terme au financement de l’interprétariat dans les centres médicaux-sociaux pour les patients étrangers, favorable selon lui au « développement du communautarisme ».

« Nous devons, par notre action, favoriser l’intégration des ressortissants étrangers. Cela passe obligatoirement par l’apprentissage de la langue française », a estimé le député drômois dans un communiqué reçu mercredi.

« Faire appel aux interprètes maintient, au contraire, ces personnes dans l’exclusion (…) Il est parfaitement inconcevable que les impôts des Drômois financent ce type de dépenses », a-t-il expliqué.

Contacté par l’AFP, le cabinet de M. Labaune a précisé que ce service d’interprétariat coûtait jusqu’à présent 15.000 euros par an au conseil départemental et qu’il concernait une quarantaine de centres médicaux-sociaux.

En outre, l’élu LR s’en est pris aux Enseignements de Langue et de Culture d’Origine (ELCO), un dispositif soutenu par l’Éducation nationale depuis presque 40 ans et qui constitue à ses yeux un « véritable cheval de Troie du communautarisme ».

« Je suis par ailleurs scandalisé d’apprendre que le Haut Conseil à l’Intégration alerte, depuis 2012, sur les dangers de ce programme », a renchéri M. Labaune.

En coordination avec l’enseignement normal, les ELCO visent aujourd’hui « un apprentissage de la langue maternelle et de la culture du pays d’origine en faveur des enfants », indique le site internet du ministère de l’Éducation nationale. Il ajoute que « le principe qui fonde ces enseignements, à l’origine, est que la maîtrise de la langue maternelle est un préalable nécessaire à la réussite d’une langue seconde ».

Mais pour M. Labaune, les ELCO visent à « dispenser aux enfants des cours de la langue d’origine de leurs parents qui ne possèdent pas le français ».

Les ELCO ont été mis en place dans le cadre d’une coopération bilatérale avec l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Portugal, la Croatie, la Turquie, l’Italie, l’Espagne et la Serbie en prenant appui sur une directive européenne du 25 juillet 1977.

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