Budget: rallonge de 100 millions d’euros pour les universités votée en commission à l’Assemblée

logo AFP

Les députés ont voté mercredi « un effort exceptionnel » de 100 millions d’euros, lors de l’examen en commission des crédits de la mission « Recherche et Enseignement supérieur », rallonge promise par le gouvernement face à « la demande de la communauté universitaire ».

« Dans le contexte d’une démographie étudiante dynamique, le gouvernement a entendu la demande provenant de la communauté universitaire, et notamment des étudiants: il est ainsi proposé un effort exceptionnel de 100 millions d’euros en faveur de la formation supérieure et recherche universitaire », selon l’exposé de l’amendement adopté en commission élargie.

Traduction d’une annonce faite le 28 septembre par le Premier ministre Manuel Valls, ce montant doit « permettre aux établissements de faire face aux besoins nouveaux sans dégrader une situation financière par ailleurs saine », ajoute le gouvernement.

Ces 100 millions correspondent à de l’argent qui ne sera pas ponctionné, comme c’était prévu, sur le fonds de roulement des facultés et des écoles (trésorerie mise de côté et estimée à environ 1,5 milliard d’euros), contrairement à ce qui avait été fait au printemps 2015.

Le projet de loi de finances en cours d’examen à l’Assemblée nationale prévoit un budget stable en 2016 pour l’enseignement supérieur et la recherche, à 25,6 milliards d’euros, alors que les facultés doivent faire face à 65.000 inscriptions supplémentaires (38.700 hors double inscription des étudiants des classes préparatoires).

Le 30 septembre, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Thierry Mandon avait annoncé globalement une hausse de 165 millions en dotations pour les universités pour « financer une nouvelle vague de 1.000 créations d’emplois (65 millions d’euros) » et « accompagner les établissements » face à la hausse des effectifs (100 millions d’euros) », somme jugée insuffisante par les organisations étudiantes.

Un millier d’étudiants ont défilé vendredi à Paris pour réclamer une rallonge budgétaire, après une rentrée universitaire marquée par des classes et des amphis surchargés et la précarité des enseignants-chercheurs.

Du côté de ces derniers, on dénonce un déficit de 30.000 personnes pour encadrer correctement les étudiants, la précarité qui affecte 40% à 60% des effectifs des labos, et des budgets qui ne permettent plus de payer les charges courantes.

La France pourrait compter 3 millions d’étudiants dans dix ans, selon le ministère de l’Education. Une poussée qui s’explique par la démographie, mais aussi par un changement de comportement des jeunes, qui veulent plus que jamais décrocher un diplôme du supérieur pour se prémunir du chômage.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous