L’Université de la Singularité fait un premier pas en France

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L’Université de la Singularité, née dans la Silicon Valley en Californie et dédiée aux technologies du futur, fait un premier pas en France, en lançant mardi une compétition autour de la finance auprès d’élèves ingénieurs.

La récompense? Une bourse de 35.000 dollars financée par le Crédit Agricole qui permettra au lauréat d’étudier l’été prochain dans cette « université » privée qui entend « éduquer et guider » les futurs leaders à utiliser les technologies ultra-innovantes « pour s’attaquer aux grands défis de l’humanité ».

« A travers cette première compétition et grâce à des partenaires souhaitant avoir un impact sur le monde, Singularity University pose la première pierre d’un nouveau pont reliant la Silicon Valley à la France », déclare Zak Allal, directeur de ce concours pour la France.

La compétition sera ouverte aux élèves de Télécom ParisTech. Le lauréat sera choisi en décembre.

La « Singularity University » (SU) a été créée en 2008 par le futurologue transhumaniste Ray Kurzweil et par Peter Diamandis, un pionnier de l’innovation.

Les fondateurs de Singularity sont convaincus que l’alliance de l’intelligence artificielle, de la biologie de synthèse, des nanotechnologies et des neurosciences permettra de répondre aux défis mondiaux autour de l’alimentation, l’énergie, l’eau, la santé et l’éducation.

Singularity a été créée avec le soutien de plusieurs entreprises, dont Google – qui a depuis recruté Ray Kurzweil. Elle est implantée sur un campus de recherche de la NASA.

Chaque été, elle accueille 80 étudiants de divers pays triés sur le volet, pour dix semaines de cours. Pendant l’année, elle reçoit également des dirigeants politiques, universitaires ou économiques pour les sensibiliser à son credo.

Pour préparer le terrain à SU en France, Zak Allal déclare à l’AFP avoir dû faire « tout un travail de communication pour convaincre que l’Université de la Singularité n’était pas transhumaniste ».

Le transhumanisme est un courant de pensée, créé au début des années 1980 par des futurologues en Californie pour défendre l’idée que l’homme peut être « augmenté » à l’aide des technologies au point de pouvoir espérer repousser les frontières de la mort.

SU a choisi d’avancer en France à petits pas. « Nous faisons extrêmement attention, nous allons très lentement pour ne pas brusquer les choses », déclare M. Allal qui a monté ce concours avec la société Keyrus spécialisée dans le numérique.

« Nous sommes aussi en discussion avec l’école de commerce Essec et une autre école d’ingénieurs Epitech » en vue de proposer « d’autres produits » en 2016, dit-il.

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