Les nouveaux programmes scolaires rejetés par la communauté éducative

logo AFP

Les nouveaux programmes scolaires du CP à la troisième, qui entreront en vigueur à la rentrée 2016, ont été rejetés jeudi par la communauté éducative lors d’un vote consultatif.

Ces textes ont recueilli 18 voix pour, 21 contre et 12 abstentions à l’issue d’un Conseil supérieur de l’éducation (CSE) qui leur était consacré mercredi et jeudi, a indiqué le ministère, précisant qu’étaient représentés 51 membres sur 97 au moment du vote.

Ont notamment voté contre les syndicats d’enseignants SNES-FSU, FO, SNEP, CGT et SNALC. Les syndicats SE-Unsa, Sgen-CFDT, SNIA-IPR, SNPDEN ainsi que les fédérations de parents d’élèves PEEP et APEL (privé) ont voté pour tandis que le SNUipp-FSU, la fédération de parents FCPE et les organisations d’étudiants Unef et Fage se sont abstenus.

Les précédents programmes de 2008 avaient été rejetés par 38 voix contre, 9 pour et 3 abstentions, a rappelé le ministère.

Pour le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, ces textes sont « de qualité très inégale ». « Si les orientations en français et mathématiques vont dans le bon sens, ce qui est attendu en sciences, langues vivantes, arts et EPS est le plus souvent inadapté et parfois irréaliste pour les élèves de l’école primaire », estime-t-il dans un communiqué.

Il réclame « un plan de formation continue de grande ampleur pour la maternelle et l’élémentaire ainsi que la diffusion papier des programmes et des documents d’accompagnement ».

Les nouveaux programmes doivent entrer en vigueur à la rentrée 2016, en même temps que la réforme du collège contre laquelle plusieurs syndicats d’enseignants appellent à manifester samedi.

Ces programmes ne seront plus annuels, mais sur des cycles de trois ans (CP-CE2, CM1-6e, 5e-3e).

La réécriture des programmes était prévue dans la loi sur l’école de 2013 de Vincent Peillon, alors ministre. Les textes en vigueur étaient décriés par les enseignants qui les jugeaient encyclopédiques, impossibles à mener à bout dans les temps et conçus sans réelle cohérence entre les matières.

Pour les rénover, un Conseil supérieur des programmes (CSP) a été créé, composé d’experts, enseignants et parlementaires de gauche comme de droite. Son premier projet, publié en avril, avait déclenché une levée de boucliers chez certains politiques, intellectuels et historiens. La nouvelle mouture, amendée après consultation des enseignants, a été présentée le 18 septembre par la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem et le président du CSP Michel Lussault.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous