L’enseignement catholique soutient les réformes, « en dépit de leurs limites »

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L’enseignement catholique, qui scolarise quelque 18% des élèves en France, soutient les dernières réformes « en dépit de leurs limites », a réaffirmé jeudi son secrétaire général Pascal Balmand, qui appelle cependant à « entendre » le « désarroi » d’une partie des professeurs et des parents.

Il a salué l’accroissement du temps dédié à l’accompagnement personnalisé, l’accent mis sur l’interdisciplinarité et l’autonomie accrue des établissements prévus par la réforme du collège, qui s’appliquera dans le public comme dans le privé à partir de la rentrée 2016.

Interrogé sur la fronde des parents d’élèves d’un grand établissement lyonnais catholique des Pères maristes, qui protestent contre le soutien à la réforme apporté par l’Association des parents d’élèves du privé (l’Apel), Pascal Balmand a déclaré qu’il y avait de « l’incompréhension, de l’inquiétude et de la contestation dans certaines familles ». « C’est un fait qui appelle un travail d’écoute et d’explication ».

« Mais la mission qui est la mienne est une mission d’unité, voire de communion » et « je refuse toute attitude qui menacerait notre unité », a-t-il ajouté, à l’avant-veille de la manifestation à Paris des opposants à la réforme. Il a rappelé que le statut de l’enseignement catholique revu en 2013 ne prévoyait qu’une seule association de parents d’élèves.

La décision de descendre dans la rue samedi dépend de chacun, professeur ou parent. « Nous ne sommes pas dans le monolithisme », a-t-il souligné. Et la succession de réformes au fil des ans crée « un désarroi » chez une partie des parents et des professeurs et « la lassitude » de chefs d’établissement, « qu’il faut entendre ».

Concernant le latin, une option supprimée par la réforme du collège, le secrétaire général a rappelé qu’entre les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) consacrés aux langues et cultures de l’Antiquité et l’enseignement de complément, cette discipline conserverait en fait le même volume horaire qu’actuellement.

D’autant que le latin, contrairement aux sept autres EPI, pourra être suivi de la 5e à la 3e, sans interruption, dans le public comme dans le privé.

Les classes bilangues seront, elles, supprimées, sauf si la langue étrangère enseignée en école élémentaire est autre que l’anglais. « Il n’est pas question de contourner les textes règlementaires, qui s’appliquent à tous », a déclaré Pascal Balmand.

La réforme des rythmes scolaires, qui était laissée à la discrétion des établissements privés, n’a pas provoqué une poussée des effectifs dans les écoles maternelles et élémentaires du privé, a-t-il dit encore.

Le nombre d’élèves dans le premier degré a progressé de 1,1% à la rentrée 2015, à 858.315 enfants, une hausse comparable à celle enregistrée dans le secondaire (+1% à 1,163 million). Les effectifs dans les lycées agricoles ont augmenté de 0,3%. Au total, 2,068 millions d’enfants sont scolarisés cette année dans des établissements privés catholiques sous contrat (+1%).

A noter que 20 à 25% des écoles privées ont choisi de mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires et que 30% supplémentaires ont modifié leurs rythmes.

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