Abus sexuels d’élèves: un instituteur de maternelle condamné à 30 mois ferme

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Un instituteur de maternelle, jugé coupable d’agressions sexuelles en 2011 et 2012 de quatre jeunes élèves, a été condamné vendredi à trois ans et demi de prison, dont un avec sursis, par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne).

Le prévenu, soumis à trois ans de mise à l’épreuve, devra également verser 3.800 euros à chacune des jeunes victimes, notamment au titre du préjudice psychologique, et entre 500 et 1.000 à chacun des parents.

Cet homme de 51 ans a reconnu avoir eu « des gestes inadaptés, comme coincer (sa) main sous le vêtement au niveau de la hanche », quand les petites filles, âgées de quatre ans, venaient s’asseoir sur ses genoux.

C’est l’une d’entre elles qui, au retour de l’école un soir de mars 2012, avait mimé un geste de masturbation et expliqué à sa mère que son maître lui avait touché le sexe quand elle était sur ses genoux.

Alertée, la police avait, sur ses indications, finit par identifier trois autres élèves qui ont aussi parlé d’attouchements, de baisers sur la bouche et de main glissée sur et sous le collant au niveau du sexe ou des fesses.

Devant le tribunal, le prévenu a repris sa défense adoptée pendant l’instruction: il admet « une erreur, une faute professionnelle » mais réfute toute « intention sexuelle ».

Tout au plus, au hasard d’un mouvement brusque de l’enfant, il était possible que sa main se soit posée sur le « haut du sexe », y compris sous la culotte. « Je voulais éviter qu’elles tombent », a-t-il justifié.

A l’époque le prévenu n’est « pas bien, instable ». Il suit un traitement pour calmer ses angoisses, traîne des pieds pour aller au travail et connaît des difficultés dans son couple.

C’est parce qu’il était fragile que, devant les policiers, il a avoué avoir posé sa main « au niveau du haut du sexe » ou « au-dessus du pubis » des élèves. « J’ai presque voulu me suicider. Je ne voulais plus revenir à l’école, ça n’allait pas avec ma femme », a-t-il expliqué.

Lors de sa plaidoirie, son avocate, Me Caroline Guincestre, a pourtant donné une explication radicalement opposée. « Son suicide social, ce n’était pas d’inventer une version devant les policiers. C’était les gestes eux-mêmes, il faisait tout pour être vu, pour mettre fin à une situation qu’il ne supportait plus », a-t-elle analysé.

« Mon avocate a exprimé ce que je n’ai pas réussi à faire », a déclaré pour ses derniers mots l’ancien maître, demandant « pardon » aux familles, offusquées.

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