Un instituteur de Seine-Saint-Denis poursuivi pour violences sur des écoliers

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Un instituteur de 60 ans, soupçonné d’avoir violenté des enfants d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis) , sera jugé en octobre pour « violences aggravées », a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Bobigny.

Cet enseignant de l’école Liberté, à l’est de Paris, « a été convoqué par le parquet pour des violences aggravées sur mineurs, par personne chargée d’une mission de service public », a déclaré à l’AFP le parquet. Il sera jugé devant le tribunal correctionnel de Bobigny le 14 octobre prochain.

Le sexagénaire, « à deux ans de la retraite, qui traverse une passe difficile dans sa vie personnelle », avait été placé en garde à vue mercredi à la suite de plaintes déposées par quatre parents d’élèves.

En poste depuis douze ans, il est soupçonné d’avoir eu « des mouvements de colère, parfois violents » à l’encontre de quatre petits écoliers en première année de maternelle, peu après la rentrée scolaire.

L’un des enfants, d’à peine trois ans, aurait notamment été poussé en classe, se blessant à la bouche en chutant, et un autre aurait été pris avec énergie par le bras, a détaillé le parquet. Sur les quatre concernés, deux se sont vu prescrire une ITT (incapacité temporaire de travail) de deux jours.

A la suite de son interpellation, l’instituteur, en arrêt maladie depuis quelques jours, a été « immédiatement suspendu et pour tout le temps nécessaire à la procédure judiciaire », a précisé à l’AFP la direction académique.

Le parquet avait confié une enquête à la Sûreté départementale du 93 après le signalement des parents. L’Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) qui travaille dans sa classe a notamment été entendue et a indiqué aux enquêteurs que le comportement récent de l’enseignant « avait pu lui apparaître comme violent », selon le parquet.

Jeudi, à l’heure de récupérer les enfants pour déjeuner, des parents d’élèves étaient inquiets devant l’établissement jaune et rouge situé en zone d’éducation prioritaire.

« On est tous très étonnés, je ne pensais pas ça possible », a déclaré à l’AFP Balanga, une mère de famille de Pantin, dont le fils de 4 ans est scolarisé en moyenne section.

La jeune femme a appris la nouvelle mardi soir lors d’une réunion à l’école. « Il y avait des familles, la directrice, et à un moment des parents d’élèves étaient très furieux et ils se sont fâchés en racontant ce qu’on a fait à leur enfant », a-t-elle poursuivi, demandant « à la justice d’intervenir » pour que « la sécurité des enfants soit garantie ».

Une cellule psychologique a été mise en place dès mercredi dans cet établissement scolaire de 280 élèves.

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