Najat Valaud-Belkacem « très attachée au statut des fonctionnaires »

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La ministre de l’Éducation nationale, Najat Valaud-Belkacem, a assuré jeudi à Orléans que, « contrairement à une certaine mythologie, les fonctionnaires ne sont pas figés dans un statut », alors que celui-ci est contesté par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron.

Interrogée par la presse à l’occasion d’un déplacement à Orléans, la ministre s’est déclarée « très attachée au statut des fonctionnaires ». « Il est très important dans notre pays d’avoir un service public, des services publics, et d’avoir des femmes et des hommes qui consacrent leur carrière professionnelle à ce service public et à l’intérêt général », a-t-elle dit.

Mme Valaud-Belkacem, à la tête du ministère qui emploie en France le plus de fonctionnaires, a affirmé que ceux-ci « sont tout à fait capables de s’adapter, de voir leurs missions se moderniser ».

« Au mois d’août 2014, nous avons, au terme d’un travail qui a duré près d’un an avec les partenaires sociaux, profondément rénové les missions, les statuts, y compris les rémunérations de quasiment tous nos personnels de l’éducation nationale », a-t-elle ainsi fait valoir.

« Il est donc faux de laisser croire que le statut des fonctionnaires d’une manière générale serait une espèce de monstre qui n’évoluerait pas, qui serait immobile », a-t-elle conclu.

Interrogé vendredi dernier lors d’un débat public du think-tank « En temps réel », M. Macron avait estimé en « off » que le statut des fonctionnaires n’était « plus adapté au monde tel qu’il va » et n’était « plus justifiable compte tenu de ses missions ».

« Je ne sais pas justifier que quelqu’un qui travaille dans la cybersécurité dans une PME soit un contractuel en CDD et que quelqu’un qui travaille, par exemple, dans mon ministère dans le développement économique doit être un fonctionnaire », avait-il ajouté.

Ces propos rapportés quelques semaines après d’autres remettant en cause les 35 heures lui ont valu mercredi une violente charge de la part de la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, qui a exprimé son « ras-le-bol » à son égard.

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