Pour se chauffer, le campus de Paris-Saclay mise sur la géothermie

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Le campus urbain de Paris-Saclay va se doter d’un réseau de géothermie afin d’alimenter en chaud et en froid les bâtiments – grandes écoles, entreprises, logements et commerces – qui se construiront dans les prochaines années sur le plateau.

L’Établissement public de Paris Saclay a signé mardi avec le groupe d’énergies renouvelables Idex un contrat pour la réalisation du futur réseau de chaleur, dont l’investissement global dépasse les 50 millions d’euros HT sur sept ans.

Pour les besoins de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de climatisation et de rafraîchissement, les bâtiments seront alimentés par la géothermie, une énergie à plus de 60% renouvelable et émettant trois fois moins de CO2 qu’une solution gaz.

Cela permettra une « très forte diminution de l’impact carbone puisque ce sont 6.000 tonnes de CO2 qui seront évitées chaque année », a expliqué Pierre Veltz, directeur général de l’Établissement public, à l’occasion de la signature du contrat de mise en oeuvre.

A partir d’une eau à 28°C, la production de chaud et de froid sera assurée par des pompes à chaleur et gérée de manière coordonnée pour optimiser la distribution d’énergie en fonction des différents usages.

Le réseau, imaginé comme une boucle, permettra de fournir de l’énergie aux utilisateurs et de récupérer celle produite par les bâtiments raccordés. Par exemple, le chauffage des bâtiments d’éducation vides après 18H00 pourront être mis en veille au moment où les besoins des logements augmenteront.

Les premiers raccordements se feront à partir de 2016.

Le campus urbain de Paris-Saclay est un projet majeur du Grand Paris. Il comptera 1,7 million de m2 d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, d’entreprises, de logements, d’équipements et de commerces programmés.

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