« Le grand jour »: les rêves de quatre jeunes, par l’auteur de « Sur le chemin de l’école »

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Quel est votre rêve d’enfant? Il y a ceux qui s’imaginaient cosmonaute, magicien ou chanteuse, et ceux que Pascal Plisson a suivis des mois durant dans « Le grand jour » en salles mercredi: quatre jeunes de Cuba, d’Inde, d’Ouganda et de Mongolie à la poursuite de leurs rêves.

Celui qui avait déjà raconté l’histoire de gamins « prêts à tout pour accéder à l’école » aux quatre coins du monde dans « Sur le chemin de l’école » (2013) a repris sa caméra pour accompagner Albert, Nidhi, Tom et Deegii dans leur préparation et leurs efforts pour accéder à leur paradis personnel.

Concours, match, audition ou examen de fin d’année: pour ces quatre-là, la vie pourrait changer en quelques heures, quelques minutes. Les mois qui précèdent ce moment crucial ont leur lot de quotidien, mais aussi d’espoir, de prières, d’illusions, d’angoisses et… d’entraînements.

Pour le Cubain Albert, 11 ans, il s’agit d’intégrer l’académie de sport étude de La Havane, et devenir le meilleur boxeur de sa génération.

Nidhi, une Indienne 15 ans, est emblématique de tout un pays: douée, la jeune fille, voudrait devenir ingénieure et intégrer Polytechnique.

Mais quand on est fille d’un chauffeur de tuktuk, les études supérieures paraissent impossibles, sauf à réussir le Super 30, une école préparatoire gratuite où seuls 30 élèves sont sélectionnés chaque année.

En Mongolie, Deegii, bouille de gamine du haut de ses onze ans, s’entraîne depuis des années pour devenir contorsionniste professionnelle. Les cirques, les paillettes des justaucorps, les corps pliés comme des élastiques emportent la petite dans un autre monde.

Ce qui fait briller les yeux de Tom? La vie sauvage. Cet Ougandais de 19 ans veut être ranger, et est parvenu à intégrer l’école de l’Uganda Wildlife Authority. Il lui faut désormais passer l’examen de fin d’année pour devenir un ranger, et qui sait, protéger peut-être un jour les grands singes.

Pascal Plisson filme avec délicatesse et bienveillance les vies des quatre, sans que le documentaire ne laisse entrevoir le résultat final.

A travers les regards de ces enfants qui n’en sont presque plus, la fierté de leurs parents, les encouragements de leurs amis, les aspirations et les exigences de leurs coaches, le réalisateur révèle la ferveur qui habite les corps et les esprits de ces passionnés, qui croient (encore) que tout est possible.

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