Mahle-Behr France met fin à son accord de compétitivité

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L’entreprise Mahle-Behr France de Rouffach (Haut-Rhin) a décidé de ne pas reconduire son accord de maintien dans l’emploi (AME), conclu il y a deux ans, qui n’a pas restauré la compétitivité du site, a-t-on appris mardi de source syndicale.

La direction du fabricant de climatiseurs pour l’automobile a décidé de mettre fin à l’accord de maintien dans l’emploi conclu en 2013, à compter de son expiration le 1er octobre prochain, estimant que le texte n’avait pas permis de restaurer la compétitivité du site comme il en poursuivait l’objectif, a indiqué Denis Pieczynski, délégué Unsa, à l’issue d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise mardi.

« Elle veut négocier un nouvel accord d’entreprise, mais certainement plus un AME », a-t-il ajouté. Aucune précision n’a été donnée sur la teneur d’un nouveau texte, selon M. Pieczynski.

Les syndicats ont accueilli la décision sans surprise, critiquant l’absence d’effet de l’AME qu’ils avaient pourtant signé à l’unanimité (CFTC, CFDT, Unsa, CGT, CFE-CGC) à la suite d’un vote favorable des salariés par référendum.

L’accord se solde par un « fiasco » car les efforts des salariés ne se sont traduits par aucune amélioration économique, ont souligné Denis Pieczynski et Pascal Patou, représentant la CFTC. Le texte n’a débouché sur « aucun nouveau contrat pour le site. Même dans le pire scénario, personne n’avait envisagé de ne rentrer aucun nouveau produit », a précisé M. Pieczynski.

Dans le même temps, selon les termes de l’accord, les salariés ont accepté un gel des salaires pendant deux ans et une diminution de cinq jours de RTT afin de diminuer les coûts de production, ont rappelé les syndicats.

En outre, les effectifs du site ont diminué d’une centaine de personnes, car 160 salariés ont décidé de quitter l’entreprise et n’ont été remplacés que par 57 embauches. « L’accord de maintien de l’emploi n’en a donc que le nom », a commenté M. Pieczynski.

La direction du site n’a pu être jointe.

Les syndicats ont indiqué craindre à présent de nouvelles réductions d’effectifs pour l’usine de 900 salariés. En visite en juillet sur place, un dirigeant du groupe allemand Mahle-Behr avait souligné le besoin de prendre des mesures « drastiques » pour restaurer la compétitivité du site de Rouffach, sans plus de précisions dans l’immédiat.

Mahle-Behr Rouffach avait été l’un des tout premiers signataires d’un AME. Depuis, ce dispositif de type accord de compétitivité créé par la loi de « sécurisation de l’emploi » de juin 2013 n’a été utilisé que par une dizaine d’entreprises.

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