Deux parlementaires ne veulent pas que le gouvernement oublie les conservatoires

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La sénatrice Catherine Morin-Desailly (UDI-UC) et le député François de Mazières (app. Les Républicains) ont déposé une proposition de loi pour rétablir l’engagement financier de l’Etat auprès des conservatoires de musique, de théâtre et de danse via les collectivités locales.

Dans un premier temps, M. de Mazières déposera des amendements au projet de loi Création, patrimoine et architecture que l’Assemblée nationale examinera en séance à partir du 28 septembre. « L’article 5 de ce texte concerne l’enseignement supérieur », a-t-il souligné au cours d’une conférence de presse avec Mme Morin-Desailly, présidente de la commission Culture, Education et Communication du Sénat.

En cas d’échec, ils défendront leur proposition de loi devant les deux Chambres.

Ce texte prévoit principalement que les transferts de crédits aux collectivités prévus par l’Acte 2 de la décentralisation de 2004 pour financer les conservatoires soient effectués dans le cadre de la loi de finances 2016. Ces crédits sont évalués à 30 millions d’euros par M. de Mazières.

Il complète aussi le rôle des régions dans le domaine de l’enseignement professionnel de la musique, de la danse et de l’art dramatique.

« Par défaut d’application de la loi, les crédits ont longtemps été gelés, puis ont baissé, et ont maintenant disparu », a déploré Mme Morin-Desailly.

« Symboliquement, cette disparition est très forte, car elle porte la question de la décentralisation culturelle », a ajouté M. de Mazières.

« Il ne s’agit pas de la défense d’une formation élitiste, c’est tout le contraire », a souligné Mme Morin-Desailly, tandis que pour François de Mazières, « les conservatoires sont les viviers de nos grands interprètes, en musique, en théâtre et en danse ».

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