Enseignement: plus de 35.200 postes nets créés depuis 2012, « il y en aura bien 60.000 à la fin 2017 » (Hollande)

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Plus de 35.200 postes nets ont été créés dans l’enseignement depuis 2012, a indiqué mardi François Hollande, qui a de nouveau assuré qu’il y aurait bien 60.000 postes supplémentaires d’ici fin 2017, conformément à l’un de ses engagements de campagne.

« Depuis 2012, plus de 35.200 postes supplémentaires ont été créés (…) Nous irons jusqu’au bout de ces recrutements, il y en aura bien 60.000 de plus à la fin 2017 », a déclaré le chef de l’Etat à Pouilly-sur-Serre (Aisne), lors d’un déplacement marquant la rentrée scolaire.

« On en a recruté 100.000 (enseignants) depuis 2012, compte tenu des départs à la retraite », a affirmé M. Hollande, qui a rappelé que la majorité avait « réintroduit les écoles du professorat ».

« On dit: +On met trop de moyens+. Certains nous le reprochent. Nous mettons des moyens là où c’est nécessaire. Nous avons fait des recrutements, c’était nécessaire: pendant dix ans, ils avaient été interrompus, particulièrement cinq ans avant mon élection », a-t-il ajouté dans une allusion à Nicolas Sarkozy, son prédécesseur.

« J’y ai consacré les moyens nécessaires depuis 2012 », a-t-il insisté.

Accompagné de la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, il avait auparavant visité l’école maternelle et élémentaire de Pouilly-sur-Serre et assisté à un spectacle des élèves sur le thème du « vivre ensemble ».

Le Front national a obtenu près de 46% des suffrages aux européennes à Pouilly-sur-Serre, dans une région que le parti de Marine Le Pen espère emporter en décembre.

François Hollande s’est fait aussi l’avocat, lors d’une allocution d’environ 30 minutes, des réformes engagées depuis 2012 dans l’Education, notamment celles des rythmes scolaire et du collège, qui « vise à favoriser tous les élèves, pas seulement quelques-uns ».

Il a également vanté la réforme des programmes de l’école maternelle et l’introduction de l’éducation morale et civique « avec la violence, avec les crises, avec les guerres autour de nous ».

Dans une allusion manifeste à Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour 2017, qui a appelé cet été à « mettre le paquet » sur l’école primaire, M. Hollande s’est félicité qu’il s’agisse d’une « priorité maintenant partagée (…) au-delà des sensibilités politiques ».

« 90% des élèves qui ont des difficultés d’apprentissage en CP seront sans qualification à l’issue de leur parcours scolaire, donc priorité au premier degré », a ainsi souligné le chef de l’Etat.

« Quand l’école recule, c’est la République qui est atteinte, quand les enseignants sont mis en cause, c’est l’ensemble de l’Etat qui est agressé, lorsque l’école est faible, ce sont les plus fragiles qui sont les plus vulnérables et les plus menacés », a-t-il lancé.

Avant d’enchaîner: « L’école c’est le patrimoine de la Nation, le capital de ceux qui n’ont qu’elle pour construire leur avenir et leur destin ».

Puis, évoquant la « reconnaissance » et la « considération » dues aux enseignants, il a indiqué sans plus de détails avoir « demandé au ministre des Finances de prolonger le travail sur l’attractivité du métier d’enseignant ».

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